Au quinze août mon
Cloître devint un tout autre jardin
J'y devinais déjà comme de la neige
Je disparaissais là-bas de l'Est à
L'Ouest
Je ne me souvenais plus d'aucune autre saison ni
Que la roue du temps soit passée sur moi
Je croyais avoir un pied sur
Chaque terme me concernant
Pouvoir me souvenir
Et oublier
Ce qui fait à chaque fois
Le noeud du poème
Poser, c'est à dire,
Quelque chose qui soit le début d'un renouvellement
Tellement celui-ci faisait eau à cette date
C'est à dire surgissement
Dans cette manière de
Partir.
Je regarde le jardin depuis la double fenêtre et puis
La véranda
Assise contre son mur
Il me semble déjà que je m'en éloigne
Comme de ce qui serait le dernier geste
Avant le centre
Après plus rien,
Ces feuilles en plumes ou est-ce les fleurs
Est-ce si grave de ne pas en savoir le nom
Puisque la route en cueille déjà
Par milliers
Ou au détour d'un tournant les odeurs du laurier
D'une figue
Ou la fin d'un sentier
Vers la vue
La plus blanche
Je m'éloigne
Je ne crois plus ressentir
Ou vers l'avant
L'ivresse des sensations
Tout ce mouvement
De l'amont
Comme de la profondeur d'un fleuve
Vers loin devant.
Puis
Revient le soupçon
De l'ouverture du temps,
De la marée
De la vue d'ici
Et tout cela
Me submerge.
J'ouvre les yeux pour écouter
Cela qui me transporte
Je reste loin
En dévers
Quelque chose s'ouvre
Est-ce un autre soir ou
Un autre matin
Je glisse la main
Dans
Les reflets d'une eau claire
En mouvements,
Dans
L'ensemble des signes,
Tremblés,
Les prises de la paroles
Et tout cet invisible de
Se transformer
Les lettres de couler
S'écouler
Vers
Une iridescence
Une reprise de la surface,
Des espaces de courbures
Pour
Refléter le ciel.
Derniers Commentaires