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C'est encore que l'extérieur, celui lumineux des jours, se révélerait en page de purs sons accumulés en mots denses se suivant. Que l'expression serait plus fidèlement dans ses bruits de jours. Lumineux non, nocturnes et sonores. Se suivant et se référant chacun à leur coque commune, langue du locuteur, espace igné de nuit. Jusqu'à devenir en chacun d'eux, au centre de chacun d'eux, la couleur bleu nuit du ciel en plein hiver, puis son fouet sur les poitrines, puis le son rauque accordé à la voix. Se perdant, se retrouvant en texte. Oter le sens aux mots accumulés, d'autant qu'ils s'accumulent. Comme si leurs pas se trouvaient en dialogue, en chemin se retrouvant parfois dans la couleur des yeux. Accordée cette fois au ciel. S'ignorant, dans ce qui fait la langue, et la fuite, le retour, la couleur d'ignorance.
Ce qui ne se révélerait que dans la perte. Dans cet écoulement pur, immobile. Couleur cristallin de Bunuel. Qu'il fallait que la douleur fit couler la lueur même des étoiles. Que le mouvement appauvrisse et retourne, et provoque, et malmène, et emplisse le corps vitré d'oeuvres, visions, éclairs, chants de cordes sourdes. Parcours dévoilés de ballades, sons reconnus, entrevus, dévolus territoires sevrés d'ancres. Puis - Dieppe - assourdissement et retours de promenades rêvées - dans le même instant -, dans le même court lieu, tressées de cordes courtes - à notre main -, puis désert et don de la page. Dans la page un autre parcours, d'autres lieux, de promenades inédites. Si l'écrire et la voix résonnaient, cloche battant, traversés de soleil, d'ombres et de mouvements, pris comme le lézard, révélés en solaires. En mouvement de tout. De tout traversés d'ondes réfléchissantes. De certaines mantiques, musicales.
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