Poème né de la nuit

Publié le par Epiphanie

Je me penche à l'arrière de ta tête
Pour y goûter l'étendue de tes rêves
J'agrafe tes paupières aux sourcils
Pour me noyer dans tes pupilles
Dilatées dans trop d'eau
diluée dans tes doutes en océan.
Les ondes se font vagues
Les vagues tempêtent
Je les reçois sans faiblir
Calme en attendant l'accalmie.

J'accueille la dernière
Morne et fébrile ondelette
au creux de ma main ferme
Je la soumets et l'embrasse
Je l'accueille au creux de moi
J'en tricote des chandails
aux fils d'eau de pluie et de larmes
Ils sont pour les 13 oies sauvages.

Puis je perce ton coeur de ma lance
Je le regarde battre avec intérêt
Avec détachement je le vois s'écouler
Je patauge dans la mare ocre
Des gouttes rondes et épaisses
sur tes joues de plus en plus pâles
S'étalent et dessinent l'agonie
Derrière la vitre de mon amour

Puis avant le dernier souffle
Je t'embrasse
Desserre ma main de ton coeur
Lâche tes poumons
Dénoue tes artères
Etale le tout devant moi
Y souffle la vie
Ma vie échappée avec toi - Et de toi
Je caresse tes tempes
Emouvantes,

Tu souris.

Publicité

Publié dans Epiphanie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
   Le souffle coupé.  Palpitations, et le coeur..."[...]car j'ai senti, que tu le veuillesOu non, le tremblement adoré de ta main""Je n'ai jamais espéré tant ! Il ne me resteQu'à mourir maintenant ![...]"                                                      III, 7  Cyrano de Bergerac
Répondre
G
Beaux préliminaires!!!
Répondre