Autrement

Publié le par m

Il semble bien que rien ne puisse
 Rien ne puisse, distinguer l'avenir
  Distinguer ce qui sert d'avenir avec
   Une sorte de recognition c'est à dire
    La capacité de voir dans l'avenir juste
     Ce qu'on aurait déjà assez vu pour le
      Reconnaitre. C'est assez dire que rien
       Ne sert de courir qu'outrepasser ne mène
        A rien que s'oublier à soi-même dans cette
         Course de chien. Que c'est en touchant sa
          Mort toujours de la main que l'illimité tente
           D'apercevoir dans sa couche comme l'ombre
            De qui ne saurait pas ce que l'oubli porte tout
             Pour rien. Que c'est à se tenir de la sorte dans
              L'obtention de quelque incertitude que quelque
               Chose s'imagine de ce qui serait un pont pour soi
                Et qu'on peut le tenir pour une sorte d'âme et la faire
                 Parcourir ainsi tout le cercle des grandes choses aux
                  Plus petites qu'on finit par marcher du bout de l'océan
                   Jusqu'à se retourner contre son coeur pour entendre le
                    Bruissement  insignifiant de sa  vie, des objets d'une vie
                     Cogner contre la grande paroi de ce qui se verrait appeler
                      Maintenant  tout ce qui recommence. Autrement. Que quelque
                       Chose ne s'oublie pas dans ce qui arrive. Pour une fois. Cette fois-ci.

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C
On imagine ainsi une rivière qui coule le long des bouts de phrases, on se demande dans quel fleuve elle va se jeter.L'ampleur grandissante, la base plus solide gonflent le coeur.
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M
Ouais, c'est vrai, bien pour les textes et la manière de pouvoir les agencer. D'ailleurs, j'vas essayer eud'retoucher celui-là.
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C
L'avenir ne s'envisage que peuplé de visages, en tout cas le vois-je ainsi. Ainsi soit-il.Il ne se construit qu'avec ceux que l'on retient, qu'avec ceux que l'on a envie de rencontrer. L'avenir est une construction épiphanienne, mais sans charpente, ou bien peut-être faite de roseaux qui plient et peuvent parfois se briser. Rien ne sert de courir, mais il sert de choisir ses ponts, de son coeur ouvert, ouvert vers les vagues, celles du corps et de l'âme. On y trouvera du sens, qu'importe s'il est vrai, le sens est celui que l'on veut donner. Puis on continuera à entendre sa vie chanter, bruisser et couler, doucement, intensément, mais tout bas, tout bas. Comme l'on peut aimer, tout bas, comme l'on peut parler, tout bas, moins fort que les pulsations de son sang. L'important sera d'écouter. Soi, les autres, le monde (ou dans le sens inverse).
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C
Et puis on en veut, des textes alambiqués !J'aime ce texte-ci, il bruisse et cogne, je l'entends.
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C
Oui, cela me gênait aussi ces trop grandes colonnes qui bordaient nos textes. Hélas du coup difficile de trouver une présentation aussi jolie. En voici donc une plus sobre (mais je suis sûre que cela siéra à m), mais qui donne plus de place à nos contributions.
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