Blancheur du Casino municipal

Publié le par Blogueur d'ici et d'ailleurs

Le début de l’été, un peu vide comme les rues de ces stations balnéaires au plan  indifférencié. De rares figurants s’y activent, comme pour préparer une fête, le prochain déferlement de vivants en quête d’illusions, de souvenirs. Je pense à ce roman de Duras que j’aime tant, et qui m’a accompagnée toute une saison. Sa description d’un bord de mer désespérant me renvoie à l’acuité d’une vie rêvée :

On peut voir qu’il y a très peu de monde sur la plage. La courbe majestueuse d’un golfe est colorée d’une large ronde de cabines de bains. Des hauts lampadaires blancs régulièrement espacés donnent à la place l’allure altière d’un grand boulevard, une altitude étrange, urbaine, comme si la mer avait gagné sur la ville, depuis l’enfance.

Au centre de T Beach, d’une blancheur de lait, immense oiseau posé, ses deux ailes régulières bordées de balustrades, sa terrasse surplombante, ses coupoles vertes, ses stores verts baissés sur l’été, ses rodomontades, ses fleurs, ses anges, ses guirlandes, ses ors, sa blancheur de lait, de neige, de sucre, le Casino municipal. (Le ravissement de Lol V. Stein)

Publicité

Publié dans Précy

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article