beat/poor

Publié le par m

Seuls les  mots ont changé, pas les temps, pas le temps. Pas tout le temps.  Si, oui. J'en prends un autre, parce que  les lieux ont changé, j'y mets à peu près les mêmes affiches, autrement.  Parfois les verres  un peu ratés, dont les reflets s'impriment irrégulièrement, par bandes, peuvent donner une idée  de   ce dont il s'agit.  On peut en aperçevoir certains lors d'un voyage. Du réel et du reflet, de la consistance et  de la réalité légérement tordue, tortue, qui en ressort. On voudrait à force de vitesse leur faire prendre corps, les sentir pousser de par leur propre poids leurs mesures, et parfois le sent-on, les sent-on vibrer, comme pour soi, à force d'attention.

De même, de même l'écrivain surnage de ce qui reste de pauvre, en nous, de près de la terre et de ses vecteurs.  Poussés comme, à flancs de colline, ou au sommet et encore dans ses entours dorés les foins semblent courir sur la terre et dresser des tableaux à chaque étape jusque  sur la route. L'écrivain reste pauvre, la légende dorée n'existe pas, Jacques, tout ce qui reste de mots en nous surnage déménage avec lui, dans ses mots, et dans ses mots contre la page puis par ici, le long des pentes, à force d'attention.

Le reste n'est rien, juste de quoi remonter vers le réel et ses hésitations, ses relances, ses degrés ; d'un reflet,  l'autre.


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A
génial M est de retour, je bosse dur sur mon chapitre
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