Le rot-Tour

Publié le par Aimé B

"3 Août - A minuit, j'ai voulu aller relever l'homme qui tenait la barre  mais quelle ne fut pas ma stupeur ! Personne n'était au gouvernail ! J'appelai le second qui apparut presque aussitôt. Il avait l'oeil hagard, l'air véritablement affolé, et je craignis qu'il ne fût en train de perdre la raison. S'approchant de moi, il me parla à l'oreille comme s'il craignait que le vent lui-même l'entendît : "La chose est ici, dit-il, j'en suis sûr maintenant. La nuit dernière, je l'ai vue, ça ressemblait à un homme grand et mince, affreusement pâle. Il était à la proue et regardait vers le large. Je me suis glissé vers lui, et j'ai voulu lui donner un coup de couteau ; mais mon couteau est passé au travers, comme s'il n'y avait eu là que de l'air."


Mine de rien. Toujours ça de dit. D'enfiler. D'enfler. De rêve persistant, d'attaquer la falaise de ne pas se croire tant qui nous sommes qui nous ne palpons pas et si rien n'existait. Qu'elle. Dorée. Lourde. Pâteuse.
A tâtons à pâton y aller voir quel personnage étrange que ce rêve d'une matière morte  suis le rêve dont le personnage même est la vie fluent justifié ses racines de vent les sentir peser pour rien en soi long linge drapé Gwendoline ou Kendo et monter quelle bataille tout en haut la montagne panier ou charriot poids invisible innommable, mordoré ?
Avaler ce qui coule dans le corps ce qui nourrit l'invisible disait Tonton grand Z le Germen tout ce qui coule tout ce qui devient autre par le biais des salives infini nutriment liquide couler oscurs tuyaux ce qu'il en reste fuir de partout ce répandre comme flaque jusqu'au bout qu'aller chercher là-bas.
Mais pourtant progresser, aller disent-ils, La sente étroite du bout des choses Ah Matsuo quelque chose devait être dit d'à côté St Nicolas en vadrouille qu'allaient-ils chercher ainsi.

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Revenir au saloir à la cave la case vide là où sèchent continues les piles les ensembles vieilles briques sèches se dépose comme linceul la poussière hic jacet piétiner ce, cloître. Demeurer vide néanter faudrait comme un hamac bienveillance primordiale ne rien faire puis même plus cesser organes vie des sinon quoi. Traîner ce quoi. Ce contre quoi l'on vie cela qu'entraîne ceci le long des portes pourquoi sortir encore cela est mon corps, en allé dans les souffrances de l'absence comme lorsqu'un ouragan se forme, tout au début, sans nom encore. Sans visage. Les premiers frémissements, ce qu'il en reste ce par où s'envole l'impossible à soi ou dans un nom. Si seulement.

Le reste fuit s'embourbe dans le trop créé les raisons d'agir au moins s'appuyer contre quoi soi presque nu presque uniquement passé tout dans l'autre et dans le sang trop noir trop visqueux de larmes nourries au flan. Petits enfants écoliers laborieux voyez dans la brioche la créance infini de l'organe sa suite de texte ce cri plus viscéral.

Allons-y. Doucement. Laitier. Des temps anciens. Des figures démoniques. Des anges déchus. Des dragons sur les larmes des laques. Des navires qui approchent dans le soir débarquant malgré la quarantaine comme une brume sombre, comme un ciel d'orage. Une vire. Qui ravirait au soleil sa lumière, un voile d'incendie et ses mèches dans l'air tendu, miroitant, extasié.
Se répandre partout comme une grêle, sur la figure des gens doux oiseaux coton d'huiles contre la peau ce bec qui devait empêcher s'effondre structure d'oubli peau morte ne reste plus que lin peau tané. M'épiderme.

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Publié dans Aimé Brioche

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C
Oh si tard, l'histoire ? Pas avant ? Un fou rire parallèle au coeur, j'en salive à l'avance.
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B
Au poil !et bonne nuit les petits (à qui je raconterai s'ils sont sages l'histoire du 35ème parallèle découvert ici même, ce soir, dans ce lieu mythique où j'ai reçu un éclat de rire en plein coeur. Peut-être dimanche soir, l'histoire)
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A
Au prochain sexte...
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B
Prouve-le ! Même pas cap...
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A
C'te question !Hinhinhin
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