Le temps, quand il était faux

Publié le par m

Le temps quand il était faux s'en allait de coté, faisant tomber ceux qui ne se tenaient pas ou pas ensemble sur la plage, faisait tomber ceux qui ne voyaient de la ville qu'un ramassis de poussières, ceux qui s'en allait plus loin ceux qui ne tenaient plus dans les bras d'eux-mêmes ceux qui ne tenaient plus à tenir ne faisaient pas un pas pour revenir, de côté, n'en finissaient plus de conter à même les souvenirs les pas comptés, de tenter le temps, quand il était faux ressemblait à autant de minutes qu'il en faut pour tomber pour décider d'accomplir ce qu'il ne fallait pas ou pour oublier qu'ils faisaient ce qu'ils veulent sans un accès de fièvre, sans bruit tomber contre les pas du monde les paroles s'avançaient silencieuses sans plus même vouloir dire que le son vide d'elles-mêmes le sursis même d'aucun miracle le pas de trop d'aucun temps la sirène qui n'emportait plus que personne que soi et même, à peine.
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C
De la prose po-M-ique avec grande écoute du Monde sensible.
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P
elle relie à nous- M(êmes)
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B
"Des mots, quant ils sonnent juste" !Cette façon d'écrire, ce style, cette plume... Comment qualifier ce mot qui en appelle un autre, qui en happe, hèle un autre, cette beauté de l'écriture continue, la ponctuation comme le rythme d'une respiration, les mots qui prennent leur temps et le temps en otage...Comment nommerais-tu M, -nommeriez-vous blogueurs- cette écriture ?et à qui, dans la littérature où ailleurs, à qui (re)lie-t-elle ?
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