La chevelure

D'accord, je vous l'accorde, cette fois-ci le rapport n'est pas évident, faudrait entendre la musique, la drôle de musique des jours pour pouvoir atteindre quelque chose d'ici qui se retrouverait ailleurs, comme le titre l'indique. Je sais pas pourquoi, on a toujours besoin de ce décentrement, si l'on accepte d'être autre part, et avec d'autres. On ne peut pas compter sur soi, on doit compter avec soi dans la vie, avec soi comme corps dans la vie, accepter qu'il n'y ait que peu de règles et que quelque chose puisse danser, comme la chevelure des comètes, comme l'absence de temps ou de mémoire, ou dans un souffle, comme le deuil impossible puisque même les traces se rendent à la terre, un jour ou l'autre. Alors écouter et tenter de transcrire ce qui nous arrive de ces traces, de ces émotions, de ces passages - mais l'un contre l'autre, forts de toute la journée, d'instants non circonscrits - pour que quelque chose insiste et puisse perdurer, se retrouver quelque part. Que des chocs hasardeux se retrouvent, qu'il y ait une drôle de rencontre, et puis que cela évoque encore autre chose d'encore plus enlevé, autrement. Ce serait aérien comme deux chevelures mélées, deux couleurs deux passages du deuil du courant qui flotte entre eux, encore une troisième chose même si l'un dit et l'autre pas mais accepter de se mêler de cela comme être entre deux courants deux musiques deux voiles la fin et le corps du poisson flottant entre deux eaux pour peu de temps encore juste le temps qu'il faut pour tomber pour n'avoir plus d'histoire que celle qui reste, perchée, sur quelle éternité.C'est aussi une histoire de cinéma, La forêt de Mogari, de Naomi Kawase (dont est tirée la photo avec personnages), et un extrait des Histoires du cinéma de Godard qu'on peut trouver sur youtube en tapotant Godard puis shortfilm quelque chose la vignette toute noire, y'a dans ces fins cette musique qui ne nous quitte pas puis accompagne ce passage vers autre chose puis la manière dont la voix raisonne et devient musique, et avec elle encore autre chose, devant nous.
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