Violon d'Ingres
Oui, il suffit de partir de quelque chose qui ne soit pas un point de vue, c'est à dire de quelque chose de courbe. Quelque chose qui se confonde, en somme, avec le jour et la nuit. Quelque chose de l'appartenance d'un Djinn. Quelque chose où la responsabilité - qui serait encore une manière de parler comme il faut parler, comme on doit parler et d'exercer un rôle - se dissolve dans l'arbitraire. Appelons-le le langage - comme disait Melville, "mettons". C'est bien cela, la possibilité de retrouver une liberté, non pas que quelque chose sonne juste ("fêlée", mettais Baudelaire), mais que quelque chose (se) soit envolé dans la liberté d'un nouveau langage. Que quelque chose nous allège. Que ma joie demeure. Que ça rende des sons comme des goûts, et c'est parfois le cas, inentendu. Quelque chose d'autre. Sinon j'étouffe. Alors écrire dans ce dehors de la pensée. Une pensée pour dehors. Pour soi seul. Peut-être. Mais dehors.
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