Bille en tête

Publié le par Blogueur d'ici et d'ailleurs

quand même un peu ma faute, là .
bon alors, comment t'expliquer Clara...
Ce n'est pas à cause de la brume du petit matin mais je pense que c'est vraiment pas possible avec des mots...surtout pas ! (j'arrête parce que tu vas croire que... mais qu'est ce que tu vas croire, d'ailleurs??)
ainsi, au moment où ta presque homonyme (nulle n'est parfaite) carla bruni s'égosille fraîchement dans le poste, je t'offre ces quelques photos comme autant d'indices, et avec cet arrière-plan sonore, crois moi, c'est presque surréaliste

on est tout au début des années 50;
c'est une "fiat topolino"
sur la portière est écrit :
"Même si l'abri de ta nuit est peu sûr
Et ton but encore lointain
Sache qu'il n'existe pas
De chemin sans terme
Ne sois pas triste"


































il est question de mots, mais aussi d'images






et parfois d'un acolyte illustrateur

voilà.
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Publié dans Précy

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C
Merci, Precy.Oui, c'est autre chose.Nicolas Bouvier et d'autres voyageurs multiples l'ont compris, et nous ont offert ces voyages immobiles.
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P
non, moi c'était juste expliquer qui est cet hurluberlu.je n'ai jamais dit que cela pouvait totalement se substituer au voyage lui même. Mais c'est autre chose.
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C
Merci, elles sont belles ces images. Lorsque je regarde ces images, et sans doute idem si je lisais ses mots, je voyage avec celui qui les a faites, je me place à ses côtés. Et, comme souvent lorsque quelque chose me plaît, j'ai envie de le vivre (pour en voir encore moins la fin). Alors pourquoi ne pas faire comme lui ? Voyager ! Photographier, dessiner, restituer, transformer, réinventer... Ecrire, quoi. Moi, ça, j'aimerais beaucoup le faire. Genre un tour du monde, et écrire dans le même temps, ou après. Vivre plusieurs vies. Il faudrait le faire avec une petite voiture pourrie, pas en avion aseptisé. Ou bien en vélo. Ou en bateau. Qu'y a-t-il que je n'aurais pas compris, là-dedans ? (hé ho pourquoi parles-tu de "faute", y'a pas à culpabiliser, on échange, c'est tout !).Je fonctionne beaucoup comme ça. C'est pour cela que j'écris. Parce que lorsque j'ai commencé à voyager avec mes premières lectures, je n'ai eu de cesse de tenter de prendre moi aussi le bateau de l'écriture. Y'a pas de raison, pourquoi pas moi ! J'aime pas rester assise. Les carnets de voyages, ça m'a toujours plu, aussi. Ou bien Corto Maltese (Tintin, j'aimais pas, il était jamais amoureux). Ma toute première histoire, écrite enfant, se passait en forêt amazonienne. Ca m'a toujours fait rêver, l'Amazonie. Il fallait absolument que je voie ça réellement. Hé ben je l'ai vue. J'y ai marché, pagayé, j'ai vu des serpents monstrueux, des tatous, des toucans, des alligators et des singes hurleurs. J'y ai dormi dans des carbets. J'y ai rencontré des gens hors du commun (du commun d'ici). Ils m'ont beaucoup appris par leur façon de raisonner si différente d'ici, par leur mode de vie, et ce qu'on appellerait ici misère. Et oui, il n'existe pas de chemin sans terme. Après l'avoir vue, l'Amazonie me fait encore plus rêver. Et je suis loin d'avoir tout vu, j'ai toujours ce désir d'en voir encore, et c'est cela qui me rend heureuse, moi.Vraiment, je ne comprends pas ce que vous tentez de m'expliquer : il faudrait que je puisse apprécier un livre qui parle de voyages, sans avoir envie de partir aussitôt ? Ca m'est impossible !Et ma foi, si je lis un livre qui parle d'amour, j'ai envie d'aimer, si j'en lis un qui parle de mort, j'ai envie de mourir, un autre qui parle d'oiseaux, j'ai envie de voler.Un livre de philosophie me donne très envie d'être sage et posée et réfléchie, mais bon j'y arrive peut-être moins que le reste.
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