Le lion
La pensée est indispensable au regard. Elle devient le regard ; comme qui dirait "l'être pommesque de la pomme", sa présence comme sa relation au monde.
La pensée est toute contenue dans la façon dont s'agencent les mots. C'est pour cela qu'on travaille dessus.
Et pas sur la pensée, toujours absente.
Ne plus vivre dans aucune forme d'une superstition à soi. Essayer de les réduire comme peau de chagrin, de leur tordre le cou pour les essorer.
Essayer de vivre.
Réduire l'espace entre ses actes et la conséquence de ses actes. En sentir comme une forme d'harmonie. Pas du tout comme une conséquence, comme forme des relations.
La forme de l'harmonie ne se trouve que dans une espèce d'éternité, présente.
Croire à soi non comme une forme du futur, mais dans l'accomplissement du futur que portent ses actes.
En sentir les effets comme dans la solitude - dans la solitude.
Eprouver la solitude.
En sentir les effets d'expulsion, - et d'enchantements.
Parler aux oiseaux.
Qui essaye ?
Beauté de la musique. Dans cet enchantement-là.
Parler aux oiseaux.
Qui essaye ?
Beauté de la musique. Dans cet enchantement-là.
Un mal pour un bien, éprouver aussi, et de quel façon, le mauvais, ce qui ne se compose pas, d'aucune sorte.
Essayer de ne pas se sentir submergé par cette marée, et puis un matin ou un autre, s'il s'en trouve encore, de cette manière, céder.
Essayer d'éprouver chaque matin, voir - l'aube.
Que, quelque part entre les regards ou les mots ou les gestes ou l'absence des corps dans le moment érotique du dernier regard, du dernier souffle - quelque chose tienne, en suspens.
Pas longtemps, certes, l'éternité.
L'impression de cette éternité puis son basculement.
Le soleil dans la mer.
Quelque chose dans les mots qui soit de moi mais si difficile.
Comme de laisser une trace.
Ou sur un chemin l'absence de trace.
Redoubler les constructions les absences.
Réduire les civilités jusqu'à la forme personnelle.
L'impersonnel. Seulement se dire sans se juger même soi.
Puis se taire sans même plus s'écouter.
Sentir sa vie partir.
Tenter de la rejoindre.
Chasseur à l'arc jusqu'à la mort du lion.
Ses vomissements sa bascule.
Querencia.
Ultime forme sous la branche posée là, par hasard.
Puis la corde dans les narines.
Dépouille.
Mais ton coeur vit encore.
Envolé, certes.
Vivant.
Essayer de ne pas se sentir submergé par cette marée, et puis un matin ou un autre, s'il s'en trouve encore, de cette manière, céder.
Essayer d'éprouver chaque matin, voir - l'aube.
Que, quelque part entre les regards ou les mots ou les gestes ou l'absence des corps dans le moment érotique du dernier regard, du dernier souffle - quelque chose tienne, en suspens.
Pas longtemps, certes, l'éternité.
L'impression de cette éternité puis son basculement.
Le soleil dans la mer.
Quelque chose dans les mots qui soit de moi mais si difficile.
Comme de laisser une trace.
Ou sur un chemin l'absence de trace.
Redoubler les constructions les absences.
Réduire les civilités jusqu'à la forme personnelle.
L'impersonnel. Seulement se dire sans se juger même soi.
Puis se taire sans même plus s'écouter.
Sentir sa vie partir.
Tenter de la rejoindre.
Chasseur à l'arc jusqu'à la mort du lion.
Ses vomissements sa bascule.
Querencia.
Ultime forme sous la branche posée là, par hasard.
Puis la corde dans les narines.
Dépouille.
Mais ton coeur vit encore.
Envolé, certes.
Vivant.
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