La femme pressée et l’enfant.
Marseille - Métro station Joliette – 08 h 00.
Une dame court, les mains pleines, 3 sacs, dont un cartable. Elle court, bouscule tout le monde, me pousse sans même s’en rendre compte, descend les escaliers 4 par 4, soudain elle freine et se met à houspiller un enfant qui se trouvait derrière moi. Apparemment ils sont en retard, leur vie doit certainement dépendre de ce métro. L’enfant me dépasse et se met lui aussi à courir, le métro arrive on l’entend, leur course effrénée se poursuit à travers les couloirs, les marches de nouveaux, les sacs, l’enfant, la rame de métro se ferme, elle est quasiment dedans, mais l’enfant n’a pas suivi, elle descend, l’attend, fulmine, gronde, puis se tait. L’enfant, a le regard perdu, il ne dit rien, des larmes coulent, c’est sa faute s’ils ont raté le métro, il le sait. C’est dur, de voir ce petit bonhomme aller se cacher pour pleure encore plus fort. Soudain, il se passe quelque chose de magic en ce lundi matin, la femme comme sorti d’une anesthésie totale, jette tous ces sacs sur le sol, elle se dirige vers le petit garçon qu’elle prend dans ses bras, ils n’attendait que ça, « pardon » dit elle « pardon ». Comme moi, je pense qu’il lui a pardonné. Moi ma devise est de ne jamais courir, il vaut mieux être complètement en retard que presque à l’avance.