n e i g e
Le premier jour ne fut pas très différent des autres. Il n'écrivit rien. Regarda juste grandir les ombres dans cette allée pavillonnaire, juste tourner comme, puis contre les tables. Tout, bientôt, lui sembla courbe. Quelque chose chose semblait continuer à grandir ou s'écrire, dans le lointain de l'horizon comme de la neige, ou du silence. Sa vie ne lui parvenait plus qu'à travers sa respiration, lointaine. Il s'écoutait vivre ailleurs. Puis semblait s'entendre (s'étendre) s'écouter vivre ailleurs et ainsi de suite, (écouter sa respiration) à perte de vue.
Il aimait les comptines qui n'en finissent pas, ces thrènes, gais, grandir puis sembler se dissoudre, il les collectionna, en fit des listes puis les abandonna, comme un thrène, une comptine, les nomma "listes", il les mit dans le tiroir, sous sa table.
Il aimait les comptines qui n'en finissent pas, ces thrènes, gais, grandir puis sembler se dissoudre, il les collectionna, en fit des listes puis les abandonna, comme un thrène, une comptine, les nomma "listes", il les mit dans le tiroir, sous sa table.
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