Les mails
Avec les mails, les correspondances s'effacent. Pas que ça me fasse de la peine. Mais bon. Ca pourrait tenir, ça pourrait être autrement. Une manière de sertir le réel, de voir si ça tient. Toujours de faire pendant aux murmures du monde, si encore c'était ça, ça pourrait s'écouter ça coule de temps en temps il faudrait encore pouvoir le saisir, marcher pieds nus pas faire de bruit, regarder, s'arrêter, puis se rendre aux couleurs de ces mondes.
Vivre avec autre chose que la vision commune des choses, qui n'appartient à personne, qu'à nous.
Fiction, le reste, pas de temps pour le voir, juste entraperçu ; le fugitif, l'insaisissable, "Blow-up". Développement à faire ensemble, entre les corps, ou art de la fiction. Jusqu'où ça peut mener, d'inventer quelque chose, dans quelque domaine que ce soit. Comment ça tourne aussi, ce qui s'y passe. Entrelacs, entrecroisements pour sortir si l'on peut du virtuel, se (re)connaître un jour, aller marcher ensemble, continuer à s'écrire.
Journal si l'on veut, rencontres improbables, au moins ça tient, même si pour pas longtemps, tout est insaisissable. Surtout ici, dans la nasse, dans le maelström, mais être plus légers, comme dans la nouvelle de Poe, remonter doucement, aller y voir à plusieurs, s'entrecroiser, ça sera différent demain, connaître la pluralité des mondes et les sept mains de l'écriture. Fumette ? Allez savoir !