Cinq quatorze de bonheur
Maintenant, vous nous connaissez mieux. On aime les ruminants. On s'interroge sur le cours et le sens des choses. On aime le nutella, on le rumine, même. On hésite entre Clara Morgane et le point de croix... Ca fait comme un portrait, comme ceux que les romantiques s'amusait à découper, de leurs conquêtes ou d'eux-mêmes - et ça ne peut faire qu'un.
On voudrait être du dehors, "beat", c'est ça que ça voulait dire, de l'extérieur, de l'air. Et écouter de belles choses... par exemple vous allez sur YouTube (et encore cinq euros dans notre escarcelle...), vous tapotez "Keith Jarrett", vous cliquez sur l'extrait 1 "Last solo in Tokyo 84", quelque chose comme ça, et c'est partie pour cinq minutes quatorze de bonheur.
C'est comme ça qu'est la vie, aussi belle et entraînante et surprenante que ça (il improvise), aussi triste et suspendue que la fin du morceau (ça peut arriver n'importe quand, à chaque instant...), qu'il faut écouter fort, comme une ritournelle qui se clôt, qui tourne encore en soi, malgré tout.
Comme un temps improbable qu'il nous resterait à retrouver - peut-être - ensemble.