Choses qui ne valent pas la peine d'être contées
"Je souhaite une culture faisant l'école buissonière, le nez barbouillé de confiture, les cheveux en broussaille, sans pli de pantalon et cherchant à travers les taillis de l'imaginaire le sentier du désir".
(En réponse à votre enquête sur les possibles...)
(Un enfant de la balle...)
EXCellente définition de ce que pourrait être ce blog ; de ce qu'on y fait (de s'y passer la balle... j'adore ça, y'a toujours un hasard et un saut de la balle (de la belle), un moment où elle reste en l'air, et puis, bon, elle va et vient, c'est un échange... je sais de quoi je parle, j'ai passé des années (dix, quinze ans...) à jouer au ping-pong, à cause de ça et... c'était aussi le seul sport où on pouvait se parler en jouant, "bricoleur à la table" ; on arrivait, on mettait en marche l'EEEnaurme soufflerie (salle des curés, qu'on a grattée, carreau par carreau, avant d'en être jetés) et... on allait jouer sur la table d'à côté, tellement ça soufflait fort, on l'arrêtait dès que c'était supportable aux mains ; je rêve encore de tout cela, est-ce normal docteur, les autres en rêvent-ils aussi, sont-ils passés à autre chose, est-ce que ça fait souffrir... on allait chercher des pâtés aucune idées de diététique (c'était des petits pâtés de viandes - c'était le dimanche matin tôt - on se levait matin, je buvais le café avant qu'il ne soit complètement coulé de la cafetière électrique - mis des années à comprendre sa consistance et son goût étrange (c'était y'a pas longtemps (c'était la première eau, tout le contraire, en fait, le café le plus fort, dilué ensuite par le reste du filtre), je buvais donc ma tasse, on allait à l'ancienne (c'était avant les voitures) dans le matin je suppose gelé, c'était l'Est... Tout cela a cessé quand, amour et illusio, rien ne me dit plus de me prendre à ce jeu que d'autres toujours continuent (étrange, cette coexistence, non ?, docteur), (encore encore (voie droite ?), les voit-on toujours continuer, voir ces autres amis, d'autres encore, les premiers, la maternelle... les voir pour toujours quelles trajectoires (y'at-il un compte de cela, pour cela... le Grand Rouleau, disait Diderot...) ; amour et illusio... pensais à autre chose, à plus rien qu'Elle pas même à la balle, même plus... rien qu'à elle, la belle... laisser tomber, saboter, plus y croire, plus croire à grand chose, en fait... juste rémunérer cela. Peut-être, cette perte, voie d'eau, fuite de toute part. Chercher cette culture qui viendrait non pas substituer un autre attachement à cela (d'autres obligations), mais une culture en loques (i.e. vivante), faite avec d'autres, et vers d'autres chemins. Les sentiers du désirs ; les possibles...
Addenda 1 : Etrange, non, comme les choses ont changées, comme le réel et la diversité on changés de camps (dans Le bonheur, d'Agnès Varda, ça fourmillait, z'étaient pas riche mais y'avait la rue "Seul ce qui se passe dans la rue est réel", disait Miller...)
Addenda 2 : Etrange, non, de devenir adulte, les choses qui se ressèrent ET l'éclatement de la mémoire, sa saturation, et les effets de beauté que ça produit, tellement les choses deviennent incompossibles... plus de mémoire, peut-être seulement de l'écriture, des "blocs d'enfance".
La citation vient du bouquin d'Henri Laborit "Eloge de la fuite" (p 125), il ne parle que de cela, créer une voie, se créer sa ligne de fuite, sous peine de mort psychique, l'enfermement des structures...
Addenda 3 : "Taillis de l'imaginaire" ; on peut toujours les transformer en souvenirs. Et vice versa. Ouvrir une voie à l'inconscient.
Addenda 1 : Etrange, non, comme les choses ont changées, comme le réel et la diversité on changés de camps (dans Le bonheur, d'Agnès Varda, ça fourmillait, z'étaient pas riche mais y'avait la rue "Seul ce qui se passe dans la rue est réel", disait Miller...)
Addenda 2 : Etrange, non, de devenir adulte, les choses qui se ressèrent ET l'éclatement de la mémoire, sa saturation, et les effets de beauté que ça produit, tellement les choses deviennent incompossibles... plus de mémoire, peut-être seulement de l'écriture, des "blocs d'enfance".
La citation vient du bouquin d'Henri Laborit "Eloge de la fuite" (p 125), il ne parle que de cela, créer une voie, se créer sa ligne de fuite, sous peine de mort psychique, l'enfermement des structures...
Addenda 3 : "Taillis de l'imaginaire" ; on peut toujours les transformer en souvenirs. Et vice versa. Ouvrir une voie à l'inconscient.
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