Violette : L'effleure du mal

Publié le par m

La bouteille de Jenjen planquée dans sa poche. Allonzau cinéma, se dt-il, histoire de développer, histoire d'essayer de voir ce qui se passe ici-bas. Laboratoire d'image aussi, lui dans le noir, un instant de paix, un instant au cieux, ainsi soit-il. Descendre, la Canebière, Orphée, Orphée les mains vides... à une encablure ; pas très clair, du vent dans les voiles, toujours ça de pris. Passer, laissant la file de voitures derrière lui, devant le Mc Do, pauvres hères... le fond de l'hère effraie... l'heure des jeux de mots, l'heure des braves. Brave  Janus, va mon bon, prendre des nouvelles de Violette ou des heurs de Sade. Laisser ça derrière moi, lui, qui encore. Toujours un autre et un autre, pelures d'oignons. Légume d'infini. Les pompiers, la caserne, l'heure du choix. Variétés, dis-tu. Voir quoi. Si elle lui annonçait sa mort, quoi encore. Comme dans Reiser, les suceuses ou les baiseuses, l'annoncer le moins fort possible, honteux de. Quesquijouent ? Voyons reprises, voyons voir. Fichue lettre. Rose. Au moins ça, mourir par sa main, pur délice. Pourquoi pas, pourquoi non. Toujours mieux que l'autre. Va savoir. Planque ta bouteille. Marche droit. Autant que possible. Reprise. L'Empire des sens. Adéquat. La bonne heure. A la bonne heure. Allonzy. Connaissais la musique, et ces classiques. Pas très clair. Revenir après ça. Après tout ça fait du bien. De temps en temps. Juste joindre les deux bouts. Oindre les deux bouts hinhin. S'installer. Pénombre bleu. Dans le vitré. Si ça coule quoi. Perdre la vue. Ab ovo. Jamais de pub à la deuxième séance. Rideau déjà. Lever les yeux. Ecran, écrin. Cette musique, Japon, Japon neigé, Japon rêvé. Neige-t-il sur Violette. Vert Paradis des amours enfantines. Les deux, les deux peut-être. Lui pourtant s'en paye, sur l'écran. Acteur, jusqu'à où. Shamisen. Amour et mort. Amour et désir jusqu'à la mort. Geste métaphysique des amants, s'aimer jusqu'à la mort, la refuse et la porte ici. Ouille. Laisse-le respirer. Petite mort dit-on. Comment, avec Violette. Etre exilé de soi jusqu'à elle. Un coup de jenjen. Saké d'ici. Infini à la portée des caniches hinhin. Amour et mort. Jusqu'à la fin. Mandragores. Nos fleurs d'ici. La revoir pourtant, rien qu'une fois, histoire de. Fleurs du bien, Fleur du mal. Dahlia noire. Pourquoi oui. Perte. Les amants se retirent dans leurs jeux leurs yeux jusqu'à la mer. Poésie dit-on. Partie privée. Misère et bonheur des cloisons. Rideaux cramoisis. Une fois de plus. Bander jusqu'à la mort. Jusqu'à ce que. Mourir par les mains de qui l'on aime. Désir toujours continué. Aller, aller. Seul manière d'éviter triste fin. L'errance et la folie pour celle qui reste. Suites. Vestiges. Traces de tremblement de terre. Monde défait. Ici-bas. Prescience ? Hiroshima. Hiroshima mon amour. Boucle bouclé. Sortir maintenant. Moi où ? nuit, nuit. Comment rentrer ?

Doumé sortit du cinéma titubant et se fit tout d'un coup attraper par la manche.
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C
Ca lui réussit la Jenlain !! Ouais, du beau cinéma. J'aime ce style d'écriture automatique...Moi, figurez-vous que je reviens d'un café philo avec Sylvia Agacinsky. Le thème : la femme est-elle un homme comme les autres ? C'était pas révolutionnaire comme débat, mais intéressant. Et saviez-vous qu'elle a suivi les cours de Deleuze ? J'ai eu plein de références que j'ai malheureusement pas retenues, de Platon à Tocqueville en passant par Simone de Beauvoir. Mais j'aurais préféré entendre Marcela Yacub.Bon, c'est pas tout ça, mais c'est à Ad de prendre la suite de Violette ? A moins que quelqu'un d'autre veuille s'y coller...
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V
(Comme tous les soirs, dans l'ombre, à l'affût... )<br /> Et l'errance titubante, saccadée par l'alcool, le phrasé discontinu... Plan après plan... Faites-moi encore du cinéma !<br />  
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