Orbe 1
Croiser, perdus, les continents de son histoire,
Ses propres musiques,
Sa manière d'être à soi
Comme fripé,
Recouvert du mucus des jours
De ceux qu'on a perdu,
Des autres,
La couleur des mondes qu'on a porté et qui emportent,
Sans attache,
Vers où on ne pouvait qu'aller,
Qu'on découvre,
Terraqués,
En harmonie comme avec d'autres mondes,
Les plaques
Qui bougent continûment
Et à leurs seules places
Qu'on découvre au moment où
Tout est si fragile qu'il ne faudrait plus qu'un souffle pour qu'elles
Cèdent
Qu'elles ne deviennent comme
Le souffle d'un ange
Comme l'image qui ne cesse de venir
De s'enfuir,
Pour peu qu'on ne puisse les exprimer,
Les voir à la surface même
A même la surface
Comme la vie dans un regard
Fait qu'on ne peut plus passer, sans penser, d'une chose, à une autre
Sans l'unité d'avoir connu ce verbe qui liait toute chose
A, sinon sa douleur, la joie du moins d'avoir conquis d'autres paysages
Que ceux de sa vie propre
D'avoir entrepris cet autre voyage
Vers d'autres régions que soi
Qui ne se pourront dire que d'explosion, que fleur et parfum
Goût et dépaysement d'absolu
Territoires que l'on découvrait seulement d'un mobile en mouvement
Et sans aucun arrêt pour se repérer à quoi
Qu'à la seule vision.
Ses propres musiques,
Sa manière d'être à soi
Comme fripé,
Recouvert du mucus des jours
De ceux qu'on a perdu,
Des autres,
La couleur des mondes qu'on a porté et qui emportent,
Sans attache,
Vers où on ne pouvait qu'aller,
Qu'on découvre,
Terraqués,
En harmonie comme avec d'autres mondes,
Les plaques
Qui bougent continûment
Et à leurs seules places
Qu'on découvre au moment où
Tout est si fragile qu'il ne faudrait plus qu'un souffle pour qu'elles
Cèdent
Qu'elles ne deviennent comme
Le souffle d'un ange
Comme l'image qui ne cesse de venir
De s'enfuir,
Pour peu qu'on ne puisse les exprimer,
Les voir à la surface même
A même la surface
Comme la vie dans un regard
Fait qu'on ne peut plus passer, sans penser, d'une chose, à une autre
Sans l'unité d'avoir connu ce verbe qui liait toute chose
A, sinon sa douleur, la joie du moins d'avoir conquis d'autres paysages
Que ceux de sa vie propre
D'avoir entrepris cet autre voyage
Vers d'autres régions que soi
Qui ne se pourront dire que d'explosion, que fleur et parfum
Goût et dépaysement d'absolu
Territoires que l'on découvrait seulement d'un mobile en mouvement
Et sans aucun arrêt pour se repérer à quoi
Qu'à la seule vision.
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