Balade

Publié le par manad

Le ciel si pâle et les arbres si grêles
Semblent sourire à nos costumes clairs
Qui vont flottant légers, avec des airs
De nonchalance et des mouvements d'ailes.
Et le vent doux ride l'humble bassin.
Et la tueur du soleil qu'atténue
L'ombre des bas tilleuls de l'avenue
Nous parvient bleue et mourante à dessein.
Trompeurs exquis et coquettes charmantes,
Cours tendres, mais affranchis du serment.
Nous devisons délicieusement,
Et les amants lutinent les amantes,
De qui la main imperceptible sait
Parfois donner un soufflet, qu'on échange
Contre un baiser sur l'extrême phalange
Du petit doigt, et comme, la chose est
Immensément excessive et farouche,
On est puni par un regard très sec.
Lequel contraste, au demeurant, avec
La moue assez clémente de la bouche.
Voilà ce que j'écris quand je m'ennuie. Je sais c'est beau.
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C
J'en profite pour vous livrer un grand secret, ô administrateurs du blog, qui permet de savoir qui est qui : dans l'administration du blog, cliquer sur Articles, puis sur commentaires. En face de chaque commentaire, une petite bulle sur laquelle cliquer pour en avoir les propriétés. Et là on peut voir l'adresse IP de celui qui a posté le commentaire.Que je signe Clara ou A.R, mon adresse IP sera toujours la même : impossible d'y couper !
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C
Hi hi, pour une fois que ce n'est pas toi qui brouille les pistes !!Allez, dans ma grande mansuétude, je te donne des indices : Paul et Arthur, ça ne te dit rien ? Paul aime Arthur, Arthur aime Paul... Ad s'amuse à se travestir en Paul, et moi j'ai copié une lettre d'Arthur à Paul : quelle passion, hein !
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M
Alors, là, comme on dit, je crois bien que "j'entrave que pouic". Qui a écrit le texte ? Paul ? Et le reste ?... Clara, tu comprends quelque choses ; Ad ?
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A
Reviens, reviens, cher ami, seul ami, reviens, quitte ce blog. Je te jure que je serai bon. Si j'étais maussade avec toi, c'est une plaisanterie où je me suis entêté, je m'en repens plus qu'on ne peut dire. Reviens, ce sera bien oublié. Quel malheur que tu aies cru à cette plaisanterie. Voilà deux jours que je ne cesse de pleurer. Reviens. Sois courageux, cher ami. Rien n'est perdu. Tu n'as qu'à refaire le voyage. Nous revivrons ici bien courageusement, patiemment. Ah ! je t'en supplie. C'est ton bien, d'ailleurs. Reviens, tu retrouveras toutes tes affaires. J'espère que tu sais bien à présent qu'il n'y avait rien de vrai dans notre discussion, l'affreux moment ! Mais toi, quand je te faisais signe de quitter le bateau, pourquoi ne venais-tu pas. Nous avons vécu deux ans ensemble pour arriver à cette heure là ! Que vas-tu faire ! Si tu ne veux pas revenir ici, veux-tu que j'aille te retrouver où tu es ? Oui c'est moi qui ai eu tort. Oh tu ne m'oublieras pas, dis ? Non tu ne peux pas m'oublier. Moi je t'ai toujours là. Dis, réponds à ton ami, est-ce que nous ne devons plus vivre ensemble ? Sois courageux. Réponds-moi vite. Je ne puis rester ici plus longtemps. N'écoute que ton bon coeur. Vite, dis si je dois te rejoindre. à toi toute la vie.
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C
Ah, cher Paul, nous sommes ravis que tu t'ennuies sur ce blog !
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