C'est pas beau, non ?
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Le courant de ventes, qui sévit depuis lundi, a gagné de l'ampleur. Le CAC 40 a décroché de 2,52%, à 5.296,22 points et flirte désormais avec ses niveaux de début décembre. Circonstance aggravante, les volumes de transaction ont atteint 9,8 milliards d'euros sur les quarante valeurs vedette et 11,7 milliards d'euros sur le SRD. Ce quasi-doublement de l'activité par rapport à une séance ordinaire met en exergue la nervosité actuelle des acteurs de marché.
Les difficultés rencontrées par certains établissements spécialisés dans le crédit immobilier à risque aux Etats-Unis font trembler la communauté financière depuis quelques jours. Les investisseurs redoutent un effet de contagion.
Les places américaines, qui reprenaient d'abord leur souffle, sont ensuite repassées dans le rouge. Vers 17h30, le Dow Jones abandonnait 0,78% (après avoir lâché 1,97% mardi) et le Nasdaq 0,57% (au lendemain d'une perte de 2,15%).
Deux statistiques ont été publiées mercredi outre-Atlantique : la demande de prêts hypothécaires a progressé de 2,8% sur un mois, après une hausse de 7,3%. L'indice des prix à l'importation en février a gagné 0,2%, alors que les économistes attendaient une progression de 0,8%, après un recul de 0,9% (révisé) en janvier. Mais ces chiffres ont été relégué au second plan.
Mardi, les indices ont accéléré leur repli après la publication d'une étude de l'association des banquiers hypothécaires, qui a révélé une hausse des défauts de paiement au quatrième trimestre 2006. Le taux de défaut des emprunteurs, des ménages aux revenus réguliers, est désormais au plus haut depuis quatre ans. Chez les spécialistes américains du crédit immobilier, les mauvaises nouvelles s'accumulent : après New Century, qui est au bord de la faillite, un autre établissement, Accredited Home Lenders, a fait part de ses difficultés et perdu plus de la moitié de sa valeur en Bourse.
L'indice Nikkei a dérapé de 2,92% à la Bourse de Tokyo. L'indice Hang Seng à Hong Kong, où de nombreuses sociétés immobilières sont cotées, a fléchi de 2,57%.
Compte tenu des inquiétudes actuelles, le compartiment foncier a été violemment chahuté. Klepierre a chuté de 5,29%, Unibail de 5,1% et Nexity de 4,71%.
Le CAC 40 a particulièrement souffert de la baisse des valeurs financières, également en première ligne. Axa a lâché 5,14%, BNP Paribas 3,44%, Crédit Agricole 4,18% et Société Générale 3,91%. ABN-Amro a entamé le suivi du titreNatixis avec une recommandation "neutre". Le titre a perdu 3,41%.
Iliad a plongé de 5,39% et signé la plus forte baisse du SRD. La maison mère du fournisseur d'accès internet Free, a publié ses résultats annuels. La société a réalisé un bénéfice net de 123,9 millions d'euros en 2006, en progression de 80% sur un an. Le résultat d'exploitation a progressé de 47,8%. Le groupe prévoit de dépasser les 2,8 millions d'abonnés à la fin de 2007. La direction va proposer un dividende de 27 centimes d'euro par action. Mardi, Iliad a annoncé le départ surprise de son directeur général Michaël Boukobza d'ici l'été.
JCDecaux a glissé de 2,91% après avoir annoncé des résultats inférieurs aux prévisions. Le groupe d'affichage et de mobilier urbain a enregistré un bénéfice net annuel part du groupe de 201,1 millions d'euros, en hausse de 4,1%. Il prévoit un nouveau tassement de la rentabilité de sa division de mobilier urbain en 2007. La direction compte verser un coupon de 42 centimes d'euro par action, soit 5% d'augmentation sur un an.
Carrefour a signe l'unique hausse du CAC 40, avec un gain de 1,31%, à 53,29 euros. Malgré le démenti apporté par le groupe de distribution, la valeur a profité des déclarations du groupe indien Reliance. Celui-ci a fait savoir qu'il était en négociations avec le français pour entrer dans son capital ou créer une société commune. Par ailleurs, Morgan Stanley a publié une note favorable dans laquelle il estime que l'arrivée des nouveaux actionnaires du groupe, le fonds Colony, Axon et le groupe Arnault, peut être créatrice de valeur. Le courtier a relevé sa recommandation à "surpondérer" contre un avis "neutre" jusqu'à présent et porté son objectif de cours de 48 euros à 63 euros.
L'Autorité de régulation des marchés brésiliens a rejeté un appel d' Arcelor-Mittal contre la décision qui ordonnait au sidérurgiste de relever son offre d'achat sur les minoritaires d'Arcelor Brasil. Le groupe pourrait être obliger de payer 5,24 milliards de dollars pour racheter la part de sa filiale qu'il ne détient pas encore. Le titre a perdu 3,4%.
JPMorgan a relevé son objectif de cours à 66 euros contre 60 euros auparavant sur Bouygues. L'action a malgré tout reculé de 3,42%, à 51,19 euros.
Rhodia va proposer un regroupement d'actions à travers l'attribution d'une action nouvelle pour douze actions anciennes lors de l'assemblée générale de ses actionnaires du 3 mai. L'action a cédé 1,85%.
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Passionnant, non ?