De profundis clamavi

Publié le par Baudelaire

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   J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
    Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
    C'est un univers morne à l'horizon plombé,
    Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
   
   
    Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
    Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
    C'est un pays plus nu que la terre polaire ;
    — Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !
   
   
   
    Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
    La froide cruauté de ce soleil de glace,
    Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
   
   
    Je jalouse le sort des plus vils animaux
    Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide.
    Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !

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Publié dans Clara

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C
Je n'ai pas accès à ce genre de spectacle, mon bon Ad. J'ai assisté, encore hier soir, à une grosse beuverie : Miller et Joyce se sont mis minables. C'était l'affrontement du jour, par là-haut (ou peut-être qu'on est en bas, je n'ai pas encore compris ça). Moi, c'était doucement à l'absinthe.
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A
salut charles, dis tu penses quoi du match d'hier
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M
Ciel, à force de les é(in)voquer, les poètes du XIXème, on a fait tourner les tables...<br /> <br /> Euuuhh... bienvenue, Charles
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B
Vu le BR de ce blog, je consens à y participer.
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