JCD
"Quant à moi, j'allumai un cigare, et me couchant à moitié par terre, le dos appuyé contre la palissade de la paillote, je me disposai à jouir tout à mon aise du curieux spectacle que la reine de Bombetoc offrait, dans ma personne, au grand chef de la France.
Je songeai avec bonheur à toutes les péripéties et à toutes les aventures qu'offre au marin son existence si accidentée et si vagabonde, et je pensai avec pitié, quoique je n'eusse pour tout abri que le toit délabré d'une misérable cahute, et que bien des dangers me restassent encore à courir, non pas seulement pour pouvoir regagner ma patrie, mais même le Mathurin, mouillé à Mazangaïe, c'est-à-dire à près de cinq mille lieues de France, je pensais, dis-je, avec pitié à la vie triste, monotone et décolorée que mènent les riches habitants des villes. La vue de nos jeunes Malgaches, qui commençaient leurs danses, m'arracha bientôt à mes réflexions."
Extrait du terrible et jubilatoire: Corsaire de la République, de Louis Garneray.
JeuneCorsaireDynamique
Je songeai avec bonheur à toutes les péripéties et à toutes les aventures qu'offre au marin son existence si accidentée et si vagabonde, et je pensai avec pitié, quoique je n'eusse pour tout abri que le toit délabré d'une misérable cahute, et que bien des dangers me restassent encore à courir, non pas seulement pour pouvoir regagner ma patrie, mais même le Mathurin, mouillé à Mazangaïe, c'est-à-dire à près de cinq mille lieues de France, je pensais, dis-je, avec pitié à la vie triste, monotone et décolorée que mènent les riches habitants des villes. La vue de nos jeunes Malgaches, qui commençaient leurs danses, m'arracha bientôt à mes réflexions."
Extrait du terrible et jubilatoire: Corsaire de la République, de Louis Garneray.
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