La folie-génie de Van Gogh
Cela peut commencer très sagement, en copiant des estampes que l'on trouve jolies, par exemple. Certes en y ajoutant du mouvement dans l'eau, des couleurs plus franches, un cadre clin d'oeil, et peut-être moins de sérénité.
Puis l'on veut se rapprocher d'artistes, tels que Gauguin. Mais cela peut se passer mal, il peut y avoir des disputes, puis l'un des premiers délires. On peut aller jusqu'à se couper l'oreille, avant de l'offrir à une prostituée. On peut penser que de ce sens-là, l'écoute, on n'en a pas tant besoin lorsqu'on est peintre, ou qu'entendre le monde d'un seul côté est suffisant. Peut-être que cela peut développer la sensibilité de la vue. Peut-être tout simplement que se mutiler est une expérience tout à fait exaltante, ou qu'on souffre tant en soi-même qu'on veut trouver enfin un sens concret à sa douleur, souffrir pour quelque chose de bien réel et physique, et se l'infliger soi-même pour une fois.
Mais on se fait peur, bien sûr, lorsqu'on quitte les sphères de la folie, et l'on peut décider de se faire enfermer à l'asile, de soi-même encore, se soigner, gagner la normalité.
On peint beaucoup, puis on regagne son frère à Paris, on peint encore et encore, et c'est beau.
Puis on s'installe dans un champ, et l'on peint encore, avec toujours ce don du corps, de soi, l'oubli de soi propre à la création parfois, le tutoiement de la grâce ultime, l'exaltation encore une fois de la beauté qui émane on ne sait d'où, de simplement soi ce n'est pas possible, il y a autre chose, habité par la flamme, une flamme que l'on veut rejoindre peut-être, et pour cela on ne trouve qu'un moyen, pour ne pas redescendre vers la banalité du monde, pour ne plus s'effrayer soi-même, on se tire un coup de revolver dans la poitrine et l'on meurt deux jours plus tard.
« Mon travail à moi, j'y risque ma vie, et ma raison y a sombré à moitié… » lit-on dans la dernière lettre à destination de son frère que Vincent portait sur lui le 29 juillet 1890 fatal.

Aura-t-on l'indécence de bénir la folie de Van Gogh ?
Puis l'on veut se rapprocher d'artistes, tels que Gauguin. Mais cela peut se passer mal, il peut y avoir des disputes, puis l'un des premiers délires. On peut aller jusqu'à se couper l'oreille, avant de l'offrir à une prostituée. On peut penser que de ce sens-là, l'écoute, on n'en a pas tant besoin lorsqu'on est peintre, ou qu'entendre le monde d'un seul côté est suffisant. Peut-être que cela peut développer la sensibilité de la vue. Peut-être tout simplement que se mutiler est une expérience tout à fait exaltante, ou qu'on souffre tant en soi-même qu'on veut trouver enfin un sens concret à sa douleur, souffrir pour quelque chose de bien réel et physique, et se l'infliger soi-même pour une fois.
Mais on se fait peur, bien sûr, lorsqu'on quitte les sphères de la folie, et l'on peut décider de se faire enfermer à l'asile, de soi-même encore, se soigner, gagner la normalité.
On peint beaucoup, puis on regagne son frère à Paris, on peint encore et encore, et c'est beau.
Puis on s'installe dans un champ, et l'on peint encore, avec toujours ce don du corps, de soi, l'oubli de soi propre à la création parfois, le tutoiement de la grâce ultime, l'exaltation encore une fois de la beauté qui émane on ne sait d'où, de simplement soi ce n'est pas possible, il y a autre chose, habité par la flamme, une flamme que l'on veut rejoindre peut-être, et pour cela on ne trouve qu'un moyen, pour ne pas redescendre vers la banalité du monde, pour ne plus s'effrayer soi-même, on se tire un coup de revolver dans la poitrine et l'on meurt deux jours plus tard.
« Mon travail à moi, j'y risque ma vie, et ma raison y a sombré à moitié… » lit-on dans la dernière lettre à destination de son frère que Vincent portait sur lui le 29 juillet 1890 fatal.

Aura-t-on l'indécence de bénir la folie de Van Gogh ?
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