Albert Oehlen

Premier réflexe : c'est moche.
Deuxième réflexe : c'est quoi ?
Troisième réflexe : pourquoi ?
Quatrième réflexe : il me regarde.
Cinquième réflexe : il tend les paumes vers moi, comme une surprise.
Sixième réflexe : Couleurs, ombres, coulures...
Septième réflexe : cela me réchauffe.
Huitième réflexe : c'est beau.
L’artiste note: «Il m’est arrivé de qualifier mes tableaux de “post-non-figuratifs” et plus tard de peinture “procroûtique”. Ce que je voulais dire avec le premier concept c’est que j’aimerais que ces problèmes ne soient plus d’actualité pour moi. Avec le deuxième, je rejette toutes les éthiques picturales. “Procroûtique” renvoie au fait de tordre et de briser et d’étendre et de réduire. Autrement dit, cela ne renvoie pas au respect du matériau.»
L’harmonie naît de la tension même créée par ce rapport de forces, de l’entrelacs subtil entre projections picturales et images informatiques, de ce défi qu’il s’est à lui-même imposé — «la peinture abstraite exigeant une virtuosité qui doit se vaincre elle-même» (Albert Oehlen)… «Abstrait et figuratif, commente Fabrice Hergott, sont deux concepts mobiles et escamotables qui se tiennent en permanence l’un dans l’autre plutôt que l’un contre l’autre».
L’harmonie naît de la tension même créée par ce rapport de forces, de l’entrelacs subtil entre projections picturales et images informatiques, de ce défi qu’il s’est à lui-même imposé — «la peinture abstraite exigeant une virtuosité qui doit se vaincre elle-même» (Albert Oehlen)… «Abstrait et figuratif, commente Fabrice Hergott, sont deux concepts mobiles et escamotables qui se tiennent en permanence l’un dans l’autre plutôt que l’un contre l’autre».
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