Nature morte
Je crois qu'il en va là comme de nos histoires de nature morte - y' un point où se découvre, au delà du précis, de la dentelle et de la transparence quelque chose comme du flou ; plus on s'approche, plus c'est flouté, et précis cependant. Peut-être même quelque chose disparaît, tronqué par les couleurs, le fond ou le temps passé sur les choses. Tout devient gris et s'anime d'une vie diffuse, comme si, par un temps ou tout semble se dissoudre dans des nuances de gris, même le texte, même le blanc sur lequel devait s'avancer les lettres, tout devenait bas, et grisé,
Ca forme un long sillon, qu'on peut prendre pour la terre, à son heure. Avec sa cohorte de hasards et de temps, et dans laquelle nous sommes plongés, comme marcher dans du sable, comme courir et ressentir enfin que quelque chose nous porte. Au delà de ce que nous pourrions prévoir, et peut-être ne devrions-nous pas, puisque tout s'avance à son pas et que, réserve ornithologique, oiseaux planants bas sur l'horizon, à quelques centimètres d'une mer qu'on ne dirait pas d'huile mais d'une matière bleue, mouvante et glacée, cela tourne et se courbe dans une caresse sous les vagues du vent.
Au loin, les météores, les rouleaux de lumières venant s'accrocher à tous ce que déposent ici, tous les mouvements sur cette langue de terre qui s'avance vers le plus profond, les taches noires qu'on voit de loin s'avancer puis disparaître et qu'on aura peut-être jamais connu, ou dans un autre temps.
La vie semble perdue dans cette géographie incertaine, et nous, comme se situant d'une carte du ciel, puis retrouvant le bleu puisqu'on savait puisque la lumière aussi s'avance, et sur ces bancs de molécules, de mollusques, où l'on sait aussi qu'une seule lettre immobilise ce qu'on reconnaît d'un mot, la lecture, puis la phrase et le texte et qu'une seule lettre manquait, mais qu'elle peut revenir, sous ses pas, d'une simple trace, non pas pour retourner chez soi, ce qui ne se fait pas toujours, mais pour rester perdu parmi, ce qu'on appelle la lumière, ou la phrase, ou la manière de le dire, de le souffler, à quelqu'un.
Ca forme un long sillon, qu'on peut prendre pour la terre, à son heure. Avec sa cohorte de hasards et de temps, et dans laquelle nous sommes plongés, comme marcher dans du sable, comme courir et ressentir enfin que quelque chose nous porte. Au delà de ce que nous pourrions prévoir, et peut-être ne devrions-nous pas, puisque tout s'avance à son pas et que, réserve ornithologique, oiseaux planants bas sur l'horizon, à quelques centimètres d'une mer qu'on ne dirait pas d'huile mais d'une matière bleue, mouvante et glacée, cela tourne et se courbe dans une caresse sous les vagues du vent.
Au loin, les météores, les rouleaux de lumières venant s'accrocher à tous ce que déposent ici, tous les mouvements sur cette langue de terre qui s'avance vers le plus profond, les taches noires qu'on voit de loin s'avancer puis disparaître et qu'on aura peut-être jamais connu, ou dans un autre temps.
La vie semble perdue dans cette géographie incertaine, et nous, comme se situant d'une carte du ciel, puis retrouvant le bleu puisqu'on savait puisque la lumière aussi s'avance, et sur ces bancs de molécules, de mollusques, où l'on sait aussi qu'une seule lettre immobilise ce qu'on reconnaît d'un mot, la lecture, puis la phrase et le texte et qu'une seule lettre manquait, mais qu'elle peut revenir, sous ses pas, d'une simple trace, non pas pour retourner chez soi, ce qui ne se fait pas toujours, mais pour rester perdu parmi, ce qu'on appelle la lumière, ou la phrase, ou la manière de le dire, de le souffler, à quelqu'un.
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