Le monde fantastique du travail
J'ai un collègue
qui m'annonce avec joie
que ce coin est pour moi
Il a installé un tiroir en bois
C'est pour moi la ptite Clara
Je me demande ce que je lui dois.
C'est pour y ranger mon maquillage
Il attend que je rosisse
Il attend que l'émotion glisse
Mais il ignore tout de mon visage
Ou le rouge n'est que de la rage.
Il est nu, pas de noir aux yeux,
Que dans l'iris et les pupilles
Je souris pour être gentille
Cela suffit pour le rendre heureux
Il est simple, au fond, pour deux.
J'ai un collègue
Qui milite pour Ségolène
Il eût aimé une femme présidente
Les idées avancées le tentent
Il est PS et très amène
Mais il n'aime pas que je la ramène.
J'ai un collègue
qui me trouve adorable
lorsque je fais ce qu'il demande
Il dit parfois : merci, ma grande
Je suis obligée d'être la comptable
de ce pour quoi je suis solvable
J'ai un collègue
Qui désormais ne me verra plus
Il s'étonne, il ignore pourquoi
Il questionne, il est triste ma foi
Il ne saura pas ce qui est tu
Il ne changera rien non plus.
J'avais un collègue
Pas méchant, pas mal-élevé
Il ne comprenait pas mes airs fermés
Il pensait que j'étais compliquée
Il n'avait jamais d'arrière-pensée
Mais moi ça me fait exploser
Ces hommes qui, trop aimables pour être honnêtes
feignent d'ignorer qu'on vit en 2007.
qui m'annonce avec joie
que ce coin est pour moi
Il a installé un tiroir en bois
C'est pour moi la ptite Clara
Je me demande ce que je lui dois.
C'est pour y ranger mon maquillage
Il attend que je rosisse
Il attend que l'émotion glisse
Mais il ignore tout de mon visage
Ou le rouge n'est que de la rage.
Il est nu, pas de noir aux yeux,
Que dans l'iris et les pupilles
Je souris pour être gentille
Cela suffit pour le rendre heureux
Il est simple, au fond, pour deux.
J'ai un collègue
Qui milite pour Ségolène
Il eût aimé une femme présidente
Les idées avancées le tentent
Il est PS et très amène
Mais il n'aime pas que je la ramène.
J'ai un collègue
qui me trouve adorable
lorsque je fais ce qu'il demande
Il dit parfois : merci, ma grande
Je suis obligée d'être la comptable
de ce pour quoi je suis solvable
J'ai un collègue
Qui désormais ne me verra plus
Il s'étonne, il ignore pourquoi
Il questionne, il est triste ma foi
Il ne saura pas ce qui est tu
Il ne changera rien non plus.
J'avais un collègue
Pas méchant, pas mal-élevé
Il ne comprenait pas mes airs fermés
Il pensait que j'étais compliquée
Il n'avait jamais d'arrière-pensée
Mais moi ça me fait exploser
Ces hommes qui, trop aimables pour être honnêtes
feignent d'ignorer qu'on vit en 2007.
Publicité