Désirée Dolron

Une photographie, un dessin, quelles retouches ? Qu'importe, au fond, c'est irréel de toute façon, dérangeant, d'un autre temps, trop lisse, d'une autre lumière. Trop de perfection tue la beauté, le défaut du grain en tue la qualité.
Tu serais une femme fantasmée, une mère rêvée, quel homme te mériterait, quel enfant écraserais-tu ? Quel temps perdrais-tu à retrouver ? Quel amour dans ton regard ? Quels mots derrière tes lèvres closes ? Quelles pensées derrière ce front haut et clair ? Quels paradadoxes serrés comme tes tresses compliquées ? Quels sentiments emprisonnés dans les liens croisés de ta robe ?
Tu es criminelle de beauté.
Quel enfant as-tu noyé ?
Lequel as-tu sauvé ?
Lequel en apnée ?

Peut-être ta propre enfance, au fond, dans le fond, se fond dans cette image, cette photo ?
Diffuse, lumière, sons étouffés, poumons à éclater, vérité, vérité, elle est là, dans ce signe enfantin, ce cygne d'eau que tu entends crier au loin, les signes crient-ils ? Pourquoi pas, pourquoi ces pas ? Pourquoi le sommeil, pourquoi les rêves, l'irréel, et l'amour qu'en dis-tu ? Quand distords-tu cette mer, ce flot salé, cette pénombre, cette eau, cet étau, ces mots, ces émotions ?
Quelle main te pousse, quelle main te retient, es-tu bien sûr d'être toi, d'être cette peau, de l'habiter, quels organes y battent ? Ton puits est-il profond ? Jusqu'où vas-tu tomber ?
Compte les paliers.
Tu serais une femme fantasmée, une mère rêvée, quel homme te mériterait, quel enfant écraserais-tu ? Quel temps perdrais-tu à retrouver ? Quel amour dans ton regard ? Quels mots derrière tes lèvres closes ? Quelles pensées derrière ce front haut et clair ? Quels paradadoxes serrés comme tes tresses compliquées ? Quels sentiments emprisonnés dans les liens croisés de ta robe ?
Tu es criminelle de beauté.
Quel enfant as-tu noyé ?
Lequel as-tu sauvé ?
Lequel en apnée ?

Peut-être ta propre enfance, au fond, dans le fond, se fond dans cette image, cette photo ?
Diffuse, lumière, sons étouffés, poumons à éclater, vérité, vérité, elle est là, dans ce signe enfantin, ce cygne d'eau que tu entends crier au loin, les signes crient-ils ? Pourquoi pas, pourquoi ces pas ? Pourquoi le sommeil, pourquoi les rêves, l'irréel, et l'amour qu'en dis-tu ? Quand distords-tu cette mer, ce flot salé, cette pénombre, cette eau, cet étau, ces mots, ces émotions ?
Quelle main te pousse, quelle main te retient, es-tu bien sûr d'être toi, d'être cette peau, de l'habiter, quels organes y battent ? Ton puits est-il profond ? Jusqu'où vas-tu tomber ?
Compte les paliers.
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