Redescendre d'estime
J'ai déjà une longue carrière chez le coiffeur, je me résous rarement à y aller pasqu'en plus de payer faut faire la conversation assaut de civilités et comme je n'ai pas d'identité sociale et puis je ne peux pas dire passez donc sur le blog et puis c'est un nouveau quartier je sais donc que je devrai en voir une demi douzaine pour tomber sur la bonne (un indice) qui déménagera une semaine plus tard. Mais là c'était trop, Mimi me l'avait dit tu ressembles à une fille et puis comme disait Claudette (une ex) les cheveux longs ça fait sale, c'est vous dire. Je l'savais. Mais lpire n'est jamais sûr. Je descends donc, j'avais tout prévu, y'avait la canicule, je sors aux heures les plus chaudes (histoire d'éviter la concurrence, les minutes d'attentes moites), comme un loup tout mouillé, je n'rechigne pas au soleil pour prospecter le long des boutiques.
Choix
Evidemment y'avait les vieilles, je pense rapido que quand je serai vieux, avec mon minium vieillesse, je srai vieux puissance deux, j'irai plus lentement qu'elle je ferai même plus la queue au marchand d'légumes, j'irai loin. Donc dans le premier que des vieilles, j'hésite des fois qu'y me passeraient le casque comme quand j'étais petit devant l'eglise postmoderne, à pans.
Acheminage
Donc je suis, j'avais reperé un peu j'espérai trouver celle qui sprendrait au jeu, un peu détachée, revenant de vacance les yeux clairs on aurait pu parler d'autre chose sinon de rien ou de son boulot de l'attente du chaland improbable, de Beckett, elle saurait bien coiffer. Mais je n'connaissais pas bien les rues, et le premier caboulot je l'trouve pas mal climatisé je rentre et
Pris dans la nasse !
Dès la première seconde je sus que j'étais perdu, pas une mais deux blondes décolorées comme y'en a ici-bas (de chez moi) je dmande dans l'espoir de m'enfuir si y peuvent me prenndre tout de suite eh oui, je suis fait, partie perdue, obligé requiescat in pace. Jpanse (de brebis farçie) que Joyce a dû le faire, c'est un passage obligé, après le boucher et les rognons...
Pis encore !
Elle me demande si je veux un café, un thé (il fait soixante degrès dehors) ; pour ne pas faire mauvais coucheur je dis pas non je dis pas non plus non, merci, mais un cacocalo d'accord alors je dis un thé bien résolu à le boire en me ridiculisant quand ce sera tout à l'heure l'horaire du crime (de lèse-majesthé). Comment peut-on boire ce genre de truc plein de cheveux alors qu'on vous sèche ou/et vous malaxe la nuque (chaussettes de l'archiduchesse).
Cap au pire !
J'adore ce titre (c'est du Beckett) la blonde (l'une d'entre elle ou aucune des deux) m'emploie au shampoing ouf pour une fois la serviette n'est pas pleine de tâches de truc à rendre aux burnes les cheveux blancs (et puis les doigts des shampouineuses ! mangés, excavés, horribles...), donc à l'ouvrage, je vais au truc en plastique à faire mal au cou et à couler froid dans le dos (quand c'est pas purement brûlant, comment font-elles mon dieu). La rampe de spots traditionnelle me brûle les yeux. Elle ne me demande rien cette fois-ci, la température doit lui convenir, s'empare de ma tête et je ne trouve pas de terme "malaxer" déjà mis pas masser shampouinner griffer oui de temprs en temps entre deux va et vient me griffe (autour des oreilles) on peut pas plaire à tout le monde et puis pour elle ça doit pas fatalement être sympa mais... je me demande si je ne dois pas crier, pour voir... fin, elle ne m'annonce rien , juste je comprends qu'après un raclage à la serviette je vais pour m'installer à l'étape suivante (en épouvantail), pour dire, déclamer ce que de droit...
Chaise é(c)lectrique
Je m'installe, linceul ou toge blanche sur l'épaule. Elle me dmande ce que je veux... stupéfaction, damned, moi jpensais que c'était l'autre blonde qui allait me coiffer que celle-ci c'était les shampouins uniquement mais non recruis ! la même ! (il n'y a pas grande différence mais l'espoir d'un changement) ; je lui offre donc ma complainte à coiffeur, chaque mot compte, sinon y font ce qui veulent (finissez par un de toute façon je vous fais confiance, vous êtes entre leurs mains) ! Pas sûr celle là me demande comment je veux la coupe aux ciseaux ou à la tondeuse, je lui dis ho mais ça m'est égale, hein, c'est comme vous voulez - nonnon pas la même chose (je comprends vaguement qu'aux ciseaux ce sera long et qu'à la tondeuse - court, l'inverse ne serait pas possible ? N'hésitons nonobstant si je veux pas yryaler dans 15 jours d'accord, ou non, ouioui d'habitude je crois que c'est de la tondeuse).
Dont acte. Au CFA yzont dû lui dire de bien écraser sur le crâne, ouiaille ! je tente de ne pas bouger, de n'avoir l'air de rien surtout qu'est tombé le thé (Léthé !) de marque 365 (jvous jure) dans une eau vaguement stagnante, tièdasse - mais avec un sucre en sachet long - et un chocolat !
Le problème
Oui, je vois bien qu'elle sait pas trop comment arriver à bout de la tignasse (dans ce cas là, croyez-moi en, mettez-les à l'aise, détendez-les du style, oui, depuis tout petit je fais le désespoir des coiffeurs, elle en est peut-être...), elle essaie bien un coup de ciseaux ici ou là, je pense qu'elle y est allé un peu fort avec l'électrique et qu'elle sait plus trop. Surtout pasqu'y a un épi, elle essaie de lraplatir comme elle peut, de le faire sans que je sente qu'elle essaie mais tout en le faisant (on dirait Miller en train de tringler sa femme sans qu'elle ne s'braque). Surtout que dans l'ordre logique des choses, elle devrait pas en être là, elle devrait savoir quoi faire, tout ça. Mais là, non, ça cloche. Donc c'est du millimétrique, du tif à tif pendant de longues minutes, je lape le liquide faisant tout est normal, salon de coiffure etc. Une ou deux fois, l'énervement venant elle s'empart d'un petit appareil et me donne de grands coups par derrière (signifiant je sais ce que je fais tout de même, ne vas pas imaginer...)
Inattendu
Et nonobstant, de ci de là je la sens bien contre moi, sexe et tout (sais-t-elle ce qui se passe ; déformation professionnelle ; noyer le pois(s)on ?) ou lorsqu'elle me coupe une mèche en me ramenant un peu contre elle, tout contre son ventre. Je commence à la trouver sympa, je commence même à avoir envie de mmarrer un grand coup pasque jm'imagine vous raconter tout ça csoir. Elle tente un truc, me demande brutalement où j'habite, tellement incongru qu'un peu plus je lui demandais pourquoi, si c'était pour me rvoir, mais la patronne est là, dans mon dos. Elle tente encore un quand reprenez-vous, je lui dit début septembre, bientôt la rentrée - minimum syndical. Pour la longueur, je sais pas, je lui dis que j'y vois rien sans lunettes - elles sont enterrées déjà depuis un moment sous le môle d'instruments, je sens qu'elle perd ces moyens (peu fournis) j'ai envie de la regarder mais pas d'optiques et la couche de fard fait barrage. Qui est-elle ?
D'une façon ou d'une autre
Il fallait finir, un coup de séchoir. C'est la fin ; une décision. Je compte sur le gel pour qu'elle puisse me (ou ce qu'il en reste) donner un aspect brouillon, désalé. Manqué, elle me rabat le tout sur la tête style le petit Nicolas, mraplatit tout ce qu'elle peut, y compris l'épis qui doit s'en donner à corps joie. Elle enlève la toge (morituri...), puis me tend (une fois les lunettes retrouvées) le mouroir (ne vous en faîtes pas je saurai être magnanime). Je ferme un peu les yeux, déclare que c'est OK, vais payer pour tout cela (alea jacta est). Tente de l'aperçevoir, on se sourit malgré tout, faire que tout soit normal. CB.
Puis je sors dans la rue, me marre. Il faudra y retourner, quand même.
Choix
Evidemment y'avait les vieilles, je pense rapido que quand je serai vieux, avec mon minium vieillesse, je srai vieux puissance deux, j'irai plus lentement qu'elle je ferai même plus la queue au marchand d'légumes, j'irai loin. Donc dans le premier que des vieilles, j'hésite des fois qu'y me passeraient le casque comme quand j'étais petit devant l'eglise postmoderne, à pans.
Acheminage
Donc je suis, j'avais reperé un peu j'espérai trouver celle qui sprendrait au jeu, un peu détachée, revenant de vacance les yeux clairs on aurait pu parler d'autre chose sinon de rien ou de son boulot de l'attente du chaland improbable, de Beckett, elle saurait bien coiffer. Mais je n'connaissais pas bien les rues, et le premier caboulot je l'trouve pas mal climatisé je rentre et
Pris dans la nasse !
Dès la première seconde je sus que j'étais perdu, pas une mais deux blondes décolorées comme y'en a ici-bas (de chez moi) je dmande dans l'espoir de m'enfuir si y peuvent me prenndre tout de suite eh oui, je suis fait, partie perdue, obligé requiescat in pace. Jpanse (de brebis farçie) que Joyce a dû le faire, c'est un passage obligé, après le boucher et les rognons...
Pis encore !
Elle me demande si je veux un café, un thé (il fait soixante degrès dehors) ; pour ne pas faire mauvais coucheur je dis pas non je dis pas non plus non, merci, mais un cacocalo d'accord alors je dis un thé bien résolu à le boire en me ridiculisant quand ce sera tout à l'heure l'horaire du crime (de lèse-majesthé). Comment peut-on boire ce genre de truc plein de cheveux alors qu'on vous sèche ou/et vous malaxe la nuque (chaussettes de l'archiduchesse).
Cap au pire !
J'adore ce titre (c'est du Beckett) la blonde (l'une d'entre elle ou aucune des deux) m'emploie au shampoing ouf pour une fois la serviette n'est pas pleine de tâches de truc à rendre aux burnes les cheveux blancs (et puis les doigts des shampouineuses ! mangés, excavés, horribles...), donc à l'ouvrage, je vais au truc en plastique à faire mal au cou et à couler froid dans le dos (quand c'est pas purement brûlant, comment font-elles mon dieu). La rampe de spots traditionnelle me brûle les yeux. Elle ne me demande rien cette fois-ci, la température doit lui convenir, s'empare de ma tête et je ne trouve pas de terme "malaxer" déjà mis pas masser shampouinner griffer oui de temprs en temps entre deux va et vient me griffe (autour des oreilles) on peut pas plaire à tout le monde et puis pour elle ça doit pas fatalement être sympa mais... je me demande si je ne dois pas crier, pour voir... fin, elle ne m'annonce rien , juste je comprends qu'après un raclage à la serviette je vais pour m'installer à l'étape suivante (en épouvantail), pour dire, déclamer ce que de droit...
Chaise é(c)lectrique
Je m'installe, linceul ou toge blanche sur l'épaule. Elle me dmande ce que je veux... stupéfaction, damned, moi jpensais que c'était l'autre blonde qui allait me coiffer que celle-ci c'était les shampouins uniquement mais non recruis ! la même ! (il n'y a pas grande différence mais l'espoir d'un changement) ; je lui offre donc ma complainte à coiffeur, chaque mot compte, sinon y font ce qui veulent (finissez par un de toute façon je vous fais confiance, vous êtes entre leurs mains) ! Pas sûr celle là me demande comment je veux la coupe aux ciseaux ou à la tondeuse, je lui dis ho mais ça m'est égale, hein, c'est comme vous voulez - nonnon pas la même chose (je comprends vaguement qu'aux ciseaux ce sera long et qu'à la tondeuse - court, l'inverse ne serait pas possible ? N'hésitons nonobstant si je veux pas yryaler dans 15 jours d'accord, ou non, ouioui d'habitude je crois que c'est de la tondeuse).
Dont acte. Au CFA yzont dû lui dire de bien écraser sur le crâne, ouiaille ! je tente de ne pas bouger, de n'avoir l'air de rien surtout qu'est tombé le thé (Léthé !) de marque 365 (jvous jure) dans une eau vaguement stagnante, tièdasse - mais avec un sucre en sachet long - et un chocolat !
Le problème
Oui, je vois bien qu'elle sait pas trop comment arriver à bout de la tignasse (dans ce cas là, croyez-moi en, mettez-les à l'aise, détendez-les du style, oui, depuis tout petit je fais le désespoir des coiffeurs, elle en est peut-être...), elle essaie bien un coup de ciseaux ici ou là, je pense qu'elle y est allé un peu fort avec l'électrique et qu'elle sait plus trop. Surtout pasqu'y a un épi, elle essaie de lraplatir comme elle peut, de le faire sans que je sente qu'elle essaie mais tout en le faisant (on dirait Miller en train de tringler sa femme sans qu'elle ne s'braque). Surtout que dans l'ordre logique des choses, elle devrait pas en être là, elle devrait savoir quoi faire, tout ça. Mais là, non, ça cloche. Donc c'est du millimétrique, du tif à tif pendant de longues minutes, je lape le liquide faisant tout est normal, salon de coiffure etc. Une ou deux fois, l'énervement venant elle s'empart d'un petit appareil et me donne de grands coups par derrière (signifiant je sais ce que je fais tout de même, ne vas pas imaginer...)
Inattendu
Et nonobstant, de ci de là je la sens bien contre moi, sexe et tout (sais-t-elle ce qui se passe ; déformation professionnelle ; noyer le pois(s)on ?) ou lorsqu'elle me coupe une mèche en me ramenant un peu contre elle, tout contre son ventre. Je commence à la trouver sympa, je commence même à avoir envie de mmarrer un grand coup pasque jm'imagine vous raconter tout ça csoir. Elle tente un truc, me demande brutalement où j'habite, tellement incongru qu'un peu plus je lui demandais pourquoi, si c'était pour me rvoir, mais la patronne est là, dans mon dos. Elle tente encore un quand reprenez-vous, je lui dit début septembre, bientôt la rentrée - minimum syndical. Pour la longueur, je sais pas, je lui dis que j'y vois rien sans lunettes - elles sont enterrées déjà depuis un moment sous le môle d'instruments, je sens qu'elle perd ces moyens (peu fournis) j'ai envie de la regarder mais pas d'optiques et la couche de fard fait barrage. Qui est-elle ?
D'une façon ou d'une autre
Il fallait finir, un coup de séchoir. C'est la fin ; une décision. Je compte sur le gel pour qu'elle puisse me (ou ce qu'il en reste) donner un aspect brouillon, désalé. Manqué, elle me rabat le tout sur la tête style le petit Nicolas, mraplatit tout ce qu'elle peut, y compris l'épis qui doit s'en donner à corps joie. Elle enlève la toge (morituri...), puis me tend (une fois les lunettes retrouvées) le mouroir (ne vous en faîtes pas je saurai être magnanime). Je ferme un peu les yeux, déclare que c'est OK, vais payer pour tout cela (alea jacta est). Tente de l'aperçevoir, on se sourit malgré tout, faire que tout soit normal. CB.
Puis je sors dans la rue, me marre. Il faudra y retourner, quand même.
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