Les miettes
tout me plaît dans cette image, c'est un petit déj, parfois on regarde le blog au petit déj (ne dit pas non, Précy), pasqu'au ptit déj y'a que des choses qu'on aime, son conjoint, son amoureux/amoureuse les tartines, celui qui l'a fait pour soi, ou soi (plus rarement) pour l'autre ou les petits pains (que chérissait Albertine ou le narrateur) et la vie dans l'air froid du matin là c'est elle, qui l'a fait. Lui a l'air cheveux ébouriffé d'une bonne blague au réveil ça se passe sous les combles, y'à la casserole émaillé, le gros pot de confiture comme on l'aime, les regards amoureux, le tiers qui prend la photo, qui tient comme pour la chandelle, la suspension. La vie pourrait s'arrêter là. Pourquoi ne pourrait-elle s'arrêter quand tout va bien. Elle s'arrête à son heure. Dehors c'est la nuit. Comme un juge de paix , la baguette (le restaurant) se tient en équilibre. Parfois on peut prendre presque le même repas, le soir ; c'est très économique, on peut lire tard après, y'a juste le café qui procure d'agréables brûlures d'estomac, mais bon ça fait comme un cycle de la journée, autour de cette vie-là, d'importance. Puis on repense au tiers, qui figure le lien, puis on pense à l'enfant, pouvait-il en être autrement, qui a saisi ce lien. Son regard. Puis on le remercie, de nous avoir donné cela, l'infini minuscule.
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