Questions d'intimité
Ce matin, agressée par des unes dignes de Voici dans tous les quotidiens. L'intimité du couple présidentiel, je m'en fous.
En parallèle, tous les jours je reçois des lettres mail de RESF que je finis par parcourir de plus en plus en diagonale, tellement il y en a (je tends l'oreille à la radio : qui en parle ? Dans les journaux : où sont-ils ?).
Et puis certaines retiennent mon attention plus que d'autres, et soudain j'ai honte de ne presque pas avoir lu les autres.
L'intimité de ces jeunes filles-là n'aura pas fait la une, dans la presse nationale :
En parallèle, tous les jours je reçois des lettres mail de RESF que je finis par parcourir de plus en plus en diagonale, tellement il y en a (je tends l'oreille à la radio : qui en parle ? Dans les journaux : où sont-ils ?).
Et puis certaines retiennent mon attention plus que d'autres, et soudain j'ai honte de ne presque pas avoir lu les autres.
L'intimité de ces jeunes filles-là n'aura pas fait la une, dans la presse nationale :
Après l ADN, les poils pubiens ; ça se précise, la vérité des gens se situe dans le biologique et non plus dans la parole
(par ailleurs, l’âge de la puberté n’est pas non plus une donnée indépendante du contexte historique et géographique)
DES EXPERTISES MEDICALES INDIGNES SUR DES MINEURES ETRANGERES A LIMOGES
Nous déplorons déjà l¹utilisation éminemment contestée des expertises médicales osseuses et dentaires sur les mineurs étrangers arrivant en France à seule fin de décider arbitrairement qu¹ils ont plus de 18 ans et sont donc expulsables .
Au CHU de LIMOGES, des médecins ont fait de l¹excès de zèle en réponse à la demande du procureur de « procéder à tout examen clinique et radiologique » pour décider de l¹âge de 2 jeunes filles congolaises.
En plus de la radio du poignet gauche, le médecin fait « un examen approfondi du système pileux ». La jeune fille est déshabillée et le médecin fait alors une description détaillée des poils sous les aisselles, de l¹aréole des seins, des poils pubiensŠ, description écrite dont ont eu connaissance les avocates des 2 jeunes filles concernées.
Les 2 expertises concluent que les jeunes ont plus de 18 ans.
La 1ère jeune fille a été convoquée par suite devant le tribunal correctionnel le 29 juin. Elle avait un acte de naissance indiquant sa minorité. Le tribunal s¹est déclaré incompétent par rapport à l¹expertise et a fait prévaloir l¹acte de naissance.
La 2ème jeune fille était convoquée en octobre mais son audience est repoussée en janvier.
La préfecture bloquait sa demande d¹asile jusqu¹à l¹audience prévue, au motif qu¹il lui faudrait ou non un administrateur ad-hoc, selon la décision du tribunal ( + ou - de 18 ans)
(par ailleurs, l’âge de la puberté n’est pas non plus une donnée indépendante du contexte historique et géographique)
DES EXPERTISES MEDICALES INDIGNES SUR DES MINEURES ETRANGERES A LIMOGES
Nous déplorons déjà l¹utilisation éminemment contestée des expertises médicales osseuses et dentaires sur les mineurs étrangers arrivant en France à seule fin de décider arbitrairement qu¹ils ont plus de 18 ans et sont donc expulsables .
Au CHU de LIMOGES, des médecins ont fait de l¹excès de zèle en réponse à la demande du procureur de « procéder à tout examen clinique et radiologique » pour décider de l¹âge de 2 jeunes filles congolaises.
En plus de la radio du poignet gauche, le médecin fait « un examen approfondi du système pileux ». La jeune fille est déshabillée et le médecin fait alors une description détaillée des poils sous les aisselles, de l¹aréole des seins, des poils pubiensŠ, description écrite dont ont eu connaissance les avocates des 2 jeunes filles concernées.
Les 2 expertises concluent que les jeunes ont plus de 18 ans.
La 1ère jeune fille a été convoquée par suite devant le tribunal correctionnel le 29 juin. Elle avait un acte de naissance indiquant sa minorité. Le tribunal s¹est déclaré incompétent par rapport à l¹expertise et a fait prévaloir l¹acte de naissance.
La 2ème jeune fille était convoquée en octobre mais son audience est repoussée en janvier.
La préfecture bloquait sa demande d¹asile jusqu¹à l¹audience prévue, au motif qu¹il lui faudrait ou non un administrateur ad-hoc, selon la décision du tribunal ( + ou - de 18 ans)
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