La mule morte
Des fois je me dis qu'il faudrait écrire juste en fonction de ce que l'écriture ou le trajet pourrait suggérer d'image. Par exemple dans Meurtre d'un bookmaker chinois, il est certes question tout le temps d'un certain aller-retour, mais aussi des images qui naissent au fil de l'histoire, comme dépouille ou comme le désir un peu vain - comme on verra par la suite - de ce qui devait arriver à cet homme. Ce serait comme la science de faire jouer les choses entre elles, ou par le biais de la lumière, de faire mieux encore - que les lumières s'accordent.
Y'a la rue, tout le temps, comme violence, comme surgissement - on voit les hommes venir se promenant avec une chemise souvent cartonnée de couleur entre leurs mains, doléance improbable, montage d'une vie qu'il faut bien faire tenir c'est à dire enlever par ce qu'ils nous disent qu'elle est, CV ou autre farce encore ou des pensées, toutes dérangées, qu'il faudrait ordonner comme il faut entre quelques feuilles. On se promène un peu plus loin, le boulodrome, les attitudes, la manière dont par la parole aussi ça peut tenir ; les terrains quadrillés on ne pourrait pas dire y'a un peu de Daumier, un théâtre, un peu et puis les aiguilles de pins et les aspérités du relief qui rendent les chocs si imprévisibles. Le tout serait de ne pas finir, ne pas avoir de jugement ne pas opiner, juste regarder, ou dire, qui n'est pas le même geste.
Puis on pense on écoute La quête, la voix rauque d'un Brel grimé, menaçant, et qui n'incarne pas comme tant d'autres le chant des vaincus parce qu'ils ont tant gagné et qu'il faut s'en repaître, encore. Mais peut-être celui qui est à chacun sa propre fin, heurtant contre la finitude sa part d'éternité, comme une mer qu'il faudrait voir resurgir sans cesse comme bloc d'enfance ou de mémoire de ce qui ne passe pas, ou de ce qu'on désir ou de ce qu'on vient juste de perdre, juste de sentir s'évanouir, contre soi.
Et puis Cosmo, le personnage du film, en revient toujours à ce chez lui grotesque parce que c'est aussi comme le lieu de l'image, le lieu où elles peuvent se déplacer se mouvoir l'une contre l'autre, et essaimer ; de quelque manière, de ce qu'il crée. Et qui rémunère d'une façon singulière cette blessure de l'autre vie et de la réversibilité des choses. On dirait qu'une blessure - réelle , ne l'atteint pas mais que seul cet outre-monde (il tient une boîte de nuit) compte, comme aussi de sa relation aux autres. Les femmes comme des orchidées jouant avec chacune leurs robes, assorties, absentes ; la question est posée des mobiles ou de ce que, ou contre quoi on peut se mouvoir et qui fait naître, ou s'évanouir, ce qui pourrait encore advenir, vie et vision. Comme une sorte de choix qu'on fait forcé, comme on force un coffre, une histoire, le sens même, incapable de choisir ou de ne pas choisir - de se mouvoir dans l'inconscient des images qui seraient le tout des choses, mais seulement un pas plus loin, la vision d'un seul homme.
Y'a la rue, tout le temps, comme violence, comme surgissement - on voit les hommes venir se promenant avec une chemise souvent cartonnée de couleur entre leurs mains, doléance improbable, montage d'une vie qu'il faut bien faire tenir c'est à dire enlever par ce qu'ils nous disent qu'elle est, CV ou autre farce encore ou des pensées, toutes dérangées, qu'il faudrait ordonner comme il faut entre quelques feuilles. On se promène un peu plus loin, le boulodrome, les attitudes, la manière dont par la parole aussi ça peut tenir ; les terrains quadrillés on ne pourrait pas dire y'a un peu de Daumier, un théâtre, un peu et puis les aiguilles de pins et les aspérités du relief qui rendent les chocs si imprévisibles. Le tout serait de ne pas finir, ne pas avoir de jugement ne pas opiner, juste regarder, ou dire, qui n'est pas le même geste.
Puis on pense on écoute La quête, la voix rauque d'un Brel grimé, menaçant, et qui n'incarne pas comme tant d'autres le chant des vaincus parce qu'ils ont tant gagné et qu'il faut s'en repaître, encore. Mais peut-être celui qui est à chacun sa propre fin, heurtant contre la finitude sa part d'éternité, comme une mer qu'il faudrait voir resurgir sans cesse comme bloc d'enfance ou de mémoire de ce qui ne passe pas, ou de ce qu'on désir ou de ce qu'on vient juste de perdre, juste de sentir s'évanouir, contre soi.
Et puis Cosmo, le personnage du film, en revient toujours à ce chez lui grotesque parce que c'est aussi comme le lieu de l'image, le lieu où elles peuvent se déplacer se mouvoir l'une contre l'autre, et essaimer ; de quelque manière, de ce qu'il crée. Et qui rémunère d'une façon singulière cette blessure de l'autre vie et de la réversibilité des choses. On dirait qu'une blessure - réelle , ne l'atteint pas mais que seul cet outre-monde (il tient une boîte de nuit) compte, comme aussi de sa relation aux autres. Les femmes comme des orchidées jouant avec chacune leurs robes, assorties, absentes ; la question est posée des mobiles ou de ce que, ou contre quoi on peut se mouvoir et qui fait naître, ou s'évanouir, ce qui pourrait encore advenir, vie et vision. Comme une sorte de choix qu'on fait forcé, comme on force un coffre, une histoire, le sens même, incapable de choisir ou de ne pas choisir - de se mouvoir dans l'inconscient des images qui seraient le tout des choses, mais seulement un pas plus loin, la vision d'un seul homme.
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