merci encore M

Publié le par Blogueur d'ici et d'ailleurs

LES DATTES, LA MARCHANDE MUTIQUE, ET SON BOUQUET DE PERSIL

Aujourd'hui c'était jour de Bretagne et j'allais au marché. (Enfin, au stand, pasque y'avait pas grand chose ; juste la crépière, le couscous-tartiflette-chaipuquoi,(sui-là, il est très sympa, il m'a même dit qu'y avait le type qui passait dernière nous, le fanciscain (sandales et robe de bure sisi, qui faisait des fois 40 km dès cinq heures du mat pour faire le marché, ah y spasse des choses... la prochaine fois, je lui donne des sous, il chante Jésus et j'adore Saint François, qui parlait aux zoiseaux...) et, ET, les fruits et légumes.
Il pleuvait (il fait beau plusieurs fois par jour, en Bretagne), il grêlait, y'avait du vent comme d'hab (un bon 80), et j'allais.
Retrouver ma marchande et mes dattes.

La marchande est mutique. (Enfin d'habitude...)
Elle m'a jamais parlé, mais j'essaie, presque toujours.
Pasque là, quand je lui ai demandé si elle avait pas trop froid, si y'avait pas trop de vent...
Elle m'a répondu.
Presque souriante.
Oui, elle me plaît. J'adore les mutiques.
Aux yeux verts.
Elle m'a dit qu'elle craignait juste pour son parasol (naan, je vous dis, c'est pas possible de lire ce truc-là...)
Qu'il s'envole, hein... que des fois, elle devait le tenir...
Là, je vous tiens, moi, hein, quel rapport avec les dattes...   mmmhh

C'est que justement elle en vend. Ahah !
Donc des poires (ch'préfères les pommes mais y'en avait encore  même si a sont pas très très bonne, mais moi, les R 14, hein...), des oranges à jus (c'est la première fois au marché cet hiver...) Et des dattes.
Jlui dit une bonne poignée.
Elle a une bonne technique (jlui aye pas dit "change pas de main", ça se fait pas,par ici) ; elle prend un joli petit sachet transparent qu'elle Reeetourne pour pêcher les petits fruits mie(oi)lleux (sans qu'hélas sa peau mordorée ne les effleure (je n'ose pas lui dire "pourriez-vous aussi les toucher ?"...), et hop, une petite boucle, un petit noeud pour parfaire l'emballage suffisant et (hélas !) hygiénique.

Tout ça pour ça ?
AU VOLEUR ! A L'ASSASSIN !
(Ca c'est pour les gens qui comme vous se demandent ce que veulent dire ces mots en gras (dès l'entame ! vertue apéritive des mots en gras Ahah ! et ça les fera continuer jusque là...)

MAIS ENPLUS, mais en plus...

Elle m'a glissé - comble de fellicité (SOnnez hautbois...), de sa main nue, cette fois, et (bon, j'ai déjà mis "mordorée" donc, hum...) jaune, un petit bouquet de persil, dans mon sac qui n'espérait pas tant de bonheur.

Ahhh
 
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Publié dans Lolo

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M
je trouve à la relecture que c'est un truc parfaitement scabreux (et plaisant)merci lolo
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C
Je sais pas faire les clins d'oeil ! Mais allez-y, allez-y, j'aime les vôtres !
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L
Ben oui tu as raison, Clara, tant de magnifiques textes... Et tu n'as pas parlé des tiens, mais tu m'as plus d'une fois attendrie, transportée, enrichie, bouleversée,  par tes mots, et tout cela ne se résume pas à un article ... On va dire qu'on se fait ici de petits clins d'oeil..
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C
Ah oui, génial aussi, ce texte-là ! Moi je peux pas participer, j'arrive pas à faire de choix ! (PAR PITIE, que cela n'empêche personne de continuer sur les traces de Lolo et Le Morio, ce n'est que mon avis à moi tout bête).En vrac, se bousculent S et A de Lolo, où elle décrit Ad et Shéhérazade chez elle perchés sur des chaises comme des oiseaux, mais aussi son texte sur Lison, ou sur le tableau hérité de sa grand-mère. Mais j'adore aussi le passage de M chez le coiffeur, j'en rigole encore rien que d'y penser, ou bien cette énumération de noms ou de rues improbables, c'était génial ça, mais aussi tous ses textes mouvants et émouvants, impossible de s'en rappeler un en particulier, c'est fait exprès, c'est du présent à l'état pur, de la beauté de l'instant. Et puis que dire du Tonton Beurre de Ad ? De tous ses compte-rendus fabuleux de compète, de ces concentrés d'humanité et de tendresse, et puis ses chroniques, ah... Mais j'adore tout autant les textes magnifiquement à fleur de peau de Le Morio, j'aime quand lui ou Barbouille je ne sais plus inventent une histoire à partir d'un tableau ou d'une photo, mais j'ai une petite faiblesse pour sa dernière contribution au Tour de Nous-Mêmes, il est chouette en chien. Puis il y a la discrète Precy, je me souviens encore de sa première venue ici, alors que nous étions en train de délirer bêtement, c'était le récit d'une ballade en vélo et en famille, un bijou de simplicité, et depuis elle ne s'est pas démentie, ses textes sont fins et ciselés comme les verres des tableaux qu'elle aime. Je me rappelle aussi du texte de JCD sur l'indien au regard qui va loin, les marines qu'il aimait un temps nous faire partager, ou ses textes iconoclastement anarchistes, il en est ainsi des fulgurances de ceux qui ne sont là que par périodes, ce sont davantage des instants ou des thèmes ou des traits de personnalité que les textes eux-mêmes qui peuvent réémerger (les révoltes de Galinette ou les défis de texte relevés par Lunette). Ce blog n'est pas une simple compilation de textes, c'est un calendrier, éphéméride. Chaque texte renvoie à une journée, un moment, c'est toute notre année dernière qui est là dans ces mille articles. Il y aurait des commentaires fabuleux, aussi, à faire ressurgir, mais comment les retrouver ? Ou bien des suites d'articles comme des frises, car ce qui est merveilleux, ce sont les échanges que ce blog suscite. D'ailleurs je vais de ce pas lire celui sur la soutenable légèreté de l'être.
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