Barque-tabac "La Fontenoy"
Le petit Lord Fontenoy qu'on l'appellait quand elle se baladait dans le pays, elle se déplaçait toujours dans une barque déjà son berçeau en étaie une. Elle nous a bien blousé. Et nous on reste là, pays de Flaubert, qui disaient. Fière comme un bar-tabac (sic), qui disaient, nous on reste bien sur le sable comment font ils pour ramer là-haut. Ici, entre le comptoir et les tables la sciure à nos semelles ne pas s'élever Orphée les mains vides, encore une fois. Toujours la même réincarnation, un peu rouge, à force de tuer le goret et d'ramer dans les mêmes pagodes. Pourtant l'Amérique, c'est en stope que je l'ay fait, et puis en tente, mais pas longtemps, pour une fois seulement. Pas de dîner en ville pas de place pas d'obole à perçevoir toujours les vieilles lumières mais une place du dehors, pour soi. Lu Dickens. Et pour pas cher encore biblio pourquoi acheter plus loin. On se dépêche avant d'être saisi par ce haut le coeur de tous ces livres, ici l'on parle seulement, on n'en fait pas métier, ni mystère. Quelque chose nous absout. Quelque chose nous transporte dans la vie-même des hommes. toute la sagesse qu'il y aurait à se passer puis à y être. A ne plus vouloir. Peut-être qu'une illusion, comme on regarde les autres. Comme on les admire, d'être ensemble. Chacun n'y est pas. Mais tous ils y sont. Journées d'Ulysse. Pleine lumière des sentiers des cailloux tout blanc est-ce cela, est-ce là. Est-ce avec elle. Quand tout disparaît, quand on se sentirait dans son regard, passer, comme un vieux coup de rame. Ici aussi, peut-être, va savoir.
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