Jung
Bon, il n'avait pas vraiment intégré l'usage des lunettes, mais sans doute qu'il n'en avait pas besoin, au fond. On remarquera également qu'il a mis "ma vie" entre guillements, tout comme "dieu", histoire de ne pas se mettre entre parenthèses.La quatrième de couverture de ce livre nous en apprend pas mal :
« J'ai donc entrepris aujourd'hui, dans ma quatre-vingt-troisième année, de raconter le mythe de ma vie. » C'est au printemps 1957, quatre ans avant sa mort, que C.G. Jung éprouva le besoin de raconter à sa collaboratrice, Mme Aniela Jaffé, ce qu'il considérait comme l'essentiel de son existence et, rédigeant lui-même les passages les plus importants, la chargea de coordonner le tout. Un des grands fondateurs de la psychanalyse se fait le témoin de lui-même.
Très peu d'événements extérieurs : l'enfance de fils de pasteur, les combats psychiatriques du début du siècle, les voyages en Afrique du Sud et au Nouveau-Mexique, la construction sur un plan symbolique de la tour de Bollingen : autant de précisions autobiographiques qui éclairent cependant la genèse d'une des oeuvres qui ont le plus influencé l'essor contemporain de la psychologie des profondeurs. Particulièrement instructive à cet égard est la rencontre avec Freud, puis les démêlés avec le maître, jusqu'à la rupture de l'héritier présomptif à propos du rôle de la sexualité dans le développement du psychisme.
Mais toutes ces aventures ne sont évoquées qu'en fonction des rencontres plus fondamentales du conscient et de l'inconscient. « Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation. » Souvenirs, rêves et pensées est l'auto-analyse d'un des grands rêveurs de l'humanité qui s'explique en même temps sur l'au-delà, les mythes, les symboles, l'inconscient collectif et, jamais plus clairement qu'ici, sur la religion.
Un peu davantage sur Wikipédia :
Il est souvent comparé ou mis en rapport avec Sigmund Freud, dont il fut l’un des collaborateurs dans ses débuts. Carl Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs, et l'un des disciples de cette approche le plus largement lu au vingtième siècle. Son entrée théorique et clinique a souligné la connexion fonctionnelle entre la structure de la psyché et celle de ses productions (c'est-à-dire, ses manifestations culturelles). Ceci l'a amené à introduire dans sa méthodologie des notions provenant de l'anthropologie, de l'alchimie, des rêves, de la mythologie et de la religion, mais aussi à apporter des enrichissements à ces domaines.
Carl Jung n'a pas été le premier à se consacrer à l'étude de l'activité onirique. Cependant, ses contributions à l'analyse des rêves ont été étendues et hautement influentes. Il a écrit une œuvre prolifique. Bien que, pendant la plus grande partie de sa vie, il ait centré son travail sur la formulation de théories psychologiques, et sur la pratique clinique, il a aussi fait des incursions dans d'autres domaines des humanités : depuis l'étude comparative de religions, la philosophie et la sociologie, jusqu'à la critique de l'art et de la littérature. Les concepts d’archétype, d’inconscient collectif et de synchronicité constituent sa contribution essentielle.
Carl Jung, met en exergue une compréhension de l'âme, que l'on nomme aujourd'hui plus volontiers psyché, à travers l’exploration des rêves, des figures et des processus symboliques véhiculés par la mythologie et la religion, interprète les troubles intérieurs comme symptomatiques d'un manque d'unité spirituelle. Le modèle de cure analytique qu’il conçoit, centré sur l’âme, œuvre à l’individuation du sujet par le dialogue intérieur. À ses yeux, les humains modernes dépendent trop de la science et de la logique et gagneraient à s'intéresser à la spiritualité. Aussi Jung voit-il une telle lacune comme source de misonéisme (rejet des progrès du savoir), attitude par laquelle il explique l’aversion du public pour l’idée d’âme et d’individuation. Certains scientifiques pensent a contrario que c'est la démarche de Jung qui est en résistance à la science, voyant ses écrits comme ésotériques ou pseudo-scientifiques. Pour cette raison, la plupart des départements universitaires de psychologie n’enseignent pas les idées jungiennes, qui se voient plutôt étudiées en lettres ou en philosophie.
Bon bien sûr, cela ne suffit pas à connaître sa pensée, qui avait l'air prolifique. Mais bon voilà, enchanté de vous connaître, Mister Jung, c'est un premier contact.
Barbouille, quelque chose d'important à ajouter ?