Le médianoche au jour le jour

Publié le par m

Aujourd'hui, une fois n'est pas couture, c'est grasse mat,  je me réveille  - bien après -  les laveuses de chaussée à odeurs de chewingum, les livraisons par l'arrière du Casino, et le marchand de journaux qui ne dit pas bonjour. Je ne vais pas dans le métro les gens n'ont pas tous à la main le canard gratuit (je ne me souviens pas de la citation de Godard sur ce qu'ils veulent des gens), je n'arrive pas au travail. Non je reste à la maison et réfléchis au truc de Précy et de Michel M d'essayer de vivre. Je mets de la musique (de la Kora).  Je prends un petit déj - ce grand bol de café noir sucré. Il est déjà tard. Je pense au truc - en filigrane - le jour et les travaux du jour cachent le jour. Je fais un médianoche à la Desproges, un repas de nuit le jour et sans grand aprêt, comme on fait quand on est seul, comme une gamelle, quoi, mais chez soi. J'ai lu, un truc un peu jargonnant et puis de la littérature - pour faire bonne mesure. Je ne sais pas si ma journée est à demi ou au quart rempli - il faudrait du vin ? Je fais un peu de musique (je suis un peu porté par la musique). Je révise un truc appris hier. Je lis le commentaire blanc de Barbouille sur les commentaires absents. Je mets une image. cette scène horrible. J'essaie d'écrire vite pour ne plus penser. Le blanc de l'après-midi (ce trou dans les choses) est passé. Bientôt le soir. On le sait. On s'y fait ? Pas tellement. La lumière s'évanouie lentement. Si l'on se place devant l'ombre portée d'un mobile sur le mur on voit comme l'ombre se déplace vite (le soleil, non, l'inclinaison de la terre), comme elle monte et déplace les choses avec soi jusqu'à porter la pièce tout entière autre part. Un peu de correspondance. Je vais pour faire réchauffer le café (clic). Faut espérer en la soirée. Je pense à un second article. je me dis qu'on s'écoute, tous ici, même dans le silence, même dans le noir. Qu'il en est temps, encore.
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M
c'/ C'est faux, j'ai été sage.
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M
a/ La Kora des griots. Un album au pif bien beau.b/ De l'accordéon des pauvres (diatonique).c/ Je suis quand même pas si gros que ça, il reste, nonobstant mon élégante silhouette, une place pour l'ombre qui se déplace. (ainsi tu me connais mieux, maintenant - à qui mieux-mieux).Effectivement je sèche pour bambi.
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B
Deux ou trois questions pour mieux te savoir ( = mieux te cosnaître, le cousin d'un des frère du fils d'un collègue de Ad est justement mon maître à panser certaine plaie) :- La Kora que tu écoutes, est-elle de M. Po ? (subtile et très très drôle, très moderne aussi et puis d'une jeunesse cette petite plaisantague)- la musique que du joues : caisse ? ou piano du pauvre ? grand cerf (seul les amateurs de Bambi comprendront celle-ci) ?- "si l'on se place devant l'ombre portée..." dis-tu alors "on voit...". Mais en fait nan ! Si tu te places devant, tu lui coupes la lumière du soleil. Or si tu continues à voir des ombres quand tu caches le soleil, c'est que, pour de vrai, c'est toi qui fait de la lumière ! Ah, Ah... Donc : j'accuse Le Colonel M (blague de proctologue angélique) de se balader nu dans la cuisine avec une lampe torche le vendredi après-midi. - plus d'autres questions ni d'idées noire ou de commentaire blanc, ou sauf entre gris clair et bleu foncé (blague pour faire plaisir à Jean-Jacques Klimt).Euh... de rien ! 
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