Zecloc et zebed

Publié le par Clara

munch.between-clock-and-bed.jpgZecloc : Kestattends, bon sang de bois d'horloge, t'entends pas les coups portés du temps, cloc, cloc, cloc, t'entends pas qu'ils s'arrêtent jamais et qu'il faut que tu vives, vives, vives, aimes, aimes, aimes, kestattends bon sang pour aimer au lieu de rester là immobile, tu vois pas le jaune du soleil en moi qui te presse au dehors ? Toi tu peux y aller t'as des jambes t'as du coeur, kestufais à être aussi roide que moi qui peux rien faire que cloc, bon sang de bois qui flambe...

Zebed : Vvvvvviens, allonge-toi, repose-toi, je vois biiieeen ktéfatigué, que t'en peux plus, découragé, que t'as plus envie, les gens te déçoivent, la vie itou, pas d'illusion, y'a rien à espérer, que les rêves, je t'en promets des beaux des biens des sucrés, des multicolores comme ma couette rayée, des qui te décrisperont le front, te feront rejoindre la femme de tes murs, évanescente et douce et nuageuse comme ça n'existe pas, tu fermeras la porte et tu n'entendras plus rien du dehors, je te promets jure crache...

Zecloc : Non, laisse ouvert, et tourne les talons. Cours ! Ne reviens pas. Jamais. Redresse les épaules, quand tu seras dehors. Pense à moi de temps en temps, garde mon cloc cloc en tête, ne l'oublie pas. Ne te repose pas. Ou seulement dans les bras d'un livre. Entraîne-toi à ne plus dormir, ou de moins en moins. Dormir, c'est du temps qui fuit à grande eau. Du gaspillage. Rêve éveillé. Voire debout. Ne t'allonge que pour réfléchir, ou aimer, t'as compris ?

Zebed : chuispascontre. Il peut lire, rêver, aimer, se vautrer dans mes draps, keskeçamfait ? Il finira toujours par s'endormir. Ainsi sont les hommes. Finissent toujours par dormir. Finissent toujours en fumée, en passage , en éclair même pas éblouissant. Keskeçamfait qu'ils aient lu, aimé, rêvé ? Y'a toujours le sommeil ou la mort, après, jsuislapourça. Pis tu vois pas qu'il est à bout çui-là, fous-lui la paix. T'entends, toi, viens t'allonger, tu seras bien mieux après.

Zecloc : Toi, tu ne vois jamais ce qui reste, Pour toi, quand c'est fini, quand c'est passé il n'y a plus rien. Tout s'amortit dans ton matelas, tout s'y étouffe, les cris, les pleurs les rires. Tu crois tout absorber. Mais c'est faux. Moi je vois au loin devant et derrière, je vois ce qui a été et sera et restera. Tout se rejoint, le temps se dissout, mais les sentiments, les pensées les coups au coeur restent dans l'atmosphère. Ils l'emplissent la noient l'abreuvent. L'air du temps c'est le coeur des hommes, l'air de rien. Sans homme et sans leur coeur pas de temps qui passe. Qui d'autre que les hommes se soucie de moi, du temps, des clocs ? Alors...

Zebed : Alors ?

Zemane : Ben... Jvaisptetemefaireunthéinzekitchen...

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Publié dans Clara

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C
Ah j'y pense beaucoup à ce genre de livres. On s'en fiche que ça existe déjà ou pas.On pourrait peut-être même y ajouter une trame romanesque...La réponse de l'homme à la fin est primordiale : c'est la fuite dans le thé ou le café (ou le muscat, par exemple !), face au problème existentiel.Se réchauffer le corps à défaut de l'âme, quoi.
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L
TSB TSB c'est sûr !sauf la fin peut-être, la réponse de l'homme...Pis un jour ce serait marrant de relier tous les tableaux commentés et d'en faire un livre (p'tet ben que ca existe déjà remarquez, mais ce serait le NOTRE...)
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C
Merci les filles. Oui dis-nous Precy, où ton coeur finit par pencher !
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P
étonnantj'aime bienji riflichis dans ma tête et te dis lequel des deux, pasque là mon coeur balance
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L
j'adôôôôre   TSB
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