France Info et l'Odéon

Publié le par Emile Lesnique

Quand on a plus rien à faire, ou pour se rassurer - c'est à dire se faire bien peur derrière ses murs - on écoute france Info, histoire de savoir si ce qui tombe ne le sera pas pour soi, on peut périr d'autre chose. Cela ne sera pas dit. Sous sa soupente, sous les combles, on se gave des trucs qui (se) répètent, des faux débats, du faux réel, des faux-semblant. A dieu ne plaise.


Une citation de Chevillard  

"Je ne sais si l'écrivain a une fonction. Est-ce qu'il ne doit pas être au contraire celui qui ne fonctionne pas ? Celui qui dysfonctionne ? L'homme s'est donné des dirigeants, des directeurs, des gouvernants. L'écrivain doit continuer à dire que tout cela ne va pas de soi, que notre monde est une invention humaine, que ses règles peuvent être contestées et refusés les destins en série qui sont les nôtres parce que nous manquons d'imagination, que ceux-ci obéissent à un certain nombre d'injonctions dont nous avons oublié qu'elles sont pour la plupart de pures conventions. La langue est aussi prisonnière de ces conventions. Plus grave, elle en devient la propagatrice et même la principale garante. L'écrivain doit la rendre à son innocence première (ou idéale), lui restituer inlassablement ses facultés d'invention, de satire, de fantaisie, afin que nous puissions encore en faire usage pour nous frayer un chemin intelligent dans la masse opaque et stupide du réel."


C'est pas encore la télé, qui nourrit de l'angoisse avec ses grosses cuillères à médicaments pleines de soupes, mais c'est pas loin, "français encore un effort", disait bien l'autre.
Ca fait une voix, presque une présence, presque une absence, même.
Alors que le texte fait toujours quelque chose, pharmakon, qu'on vous dit.

Plutôt tout qu'écouter les rumeurs de la ville (statistiques : y'en a toujours l'un ou l'autre pour klaxonner le matin dans les fils de voitures comment se résoudre à cela ?) On se souvient de Jean Rouch, mais vers dix heures eh bien c'est grand soleil ça se débouche un peu, parfois, et jusqu'à quand. Oiseaux.

Parfois on aperçoit un vol ou l'ombre du passage d'un oiseaux sur ses vitres pourtant restées penchées sur ce qui reste de ciel.
On décide de ne pas s'en aller malgré le silence. 

Plus tard, tiens, l'Odéon et là c'est pas une Harley, c'est la cavalcade la débandade et l'emporte-pièce de la musique classique sauf que des fois dans cette grande foire de Minelly hop la grâce, une fois sur dix(quand on écoute, ça fait deux fois par an), qu'il faut saisir, et s'empresser de ne plus écouter, ou repérer sur le petit carnet fétiche accroché sur le mur, fruits et recettes, accroche marouflée de lin et tout... , le truc qu'on aime, son titre, ses références, - aujourd'hui c'était West Side Story pourquoi pas ; on peut toujours rêver.

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C
Ben oui quoi, where is he ?
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M
Ce nonobstant, rien à voir avec l'autofiction, qui n'existe pas elle -même...et que fait Barbouille (on reste encore sur le coup de son commentaire sur l'enfant, mais quand même...) ? 
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C
Je savais bien que j'en avais entendu parler quelque part, de Chevillard... Dans les lumières de la blogoville, on parle de l'autofictif : http://l-autofictif.over-blog.com/
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P
attention!!c'est pas du tout pareil!!
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L
ben chez moi ça chante encore sur F Inter... dans ma salle de bains j'aime bien
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