L'animal

Publié le par m

Vieil homme contre le mur, ta vie s'est envolée.
Tu ne peux plus que passer ou t'envoler, contre elle.
Serré contre tes souvenirs, invisibles.
Qui s'envolent à leur tour.
Sans fin.
Que ce tournoiement.
Cette manière de tomber.
En s'éloignant de toi.
D'accorder un dernier regard sur le monde.
Blanc.
Dont tu pensais qu'il serait bien le dernier, à partir.
Mais c'est encore toi qui reste.
Ou qui t'envole comme dépouille.
Chair.
De ce qui a été.
Maintenant sans fin.

Oiseau blanc comme sur le mur des villes
Au ciel
Nul ne songe plus à connaître quelque chose de toi
A reconnaître même
Tout ce qui s'en est allé
Mais dans l'oubli
A conquérir encore d'autres mouvements
Vers toi.

L'oubli oui 
Le mouvement dans les airs
L'oubli de la reconnaissance
Lire seulement les lettres
Passe temps la souffrance
S'en est allée. 

Le mouvement de l'air
A côté de soi
Deux mobiles
Restent pour ce qui passe
Entre temps
De vie. 
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