Ad augusta...

Publié le par m

Le ciel est d'un noir serein. Comme la terre. Bleu, plutôt. Des pierres blanches y tombent en forme d'oiseaux. C'est déjà le silence. L'écriture ne rompt rien. On choisit d'écrire avec les pierres. On s'assoit sur un trottoir, on choisit d'écrire avec les pierres. Une part n'est pas effectuée. L'écriture se glisse dans ce joint. Les pierres, des pierres peintes le plus souvent, servent parfois de presse-papier. On ne commet pas d'impair en jouant ainsi. On est seul. On ne dérange personne. On ne jette rien. On est juste sur un trottoir. Dehors. Quelque chose se glisse en vous. Chemine longtemps pourvu qu'elle en ait le temps. Jusqu'à réapparaître. Jusqu'à renaître courbe. Jusqu'à accoucher d'elle-même. Un terrier aux multiples feintes. Mais à ciel ouvert. Puisqu'il chemine en vous. Tout d'un bloc, depuis l'enfance jusqu'ici. Coudé. En éclats. Ce n'était peut-être pas des pierres, mais des éclats. Ailes. On les reconstitue. On en forme une ligne géométrique parfaite puis on souffle dessus. On attend un appel. Le ciel ne craque pas. Pas cet orage, ces nuages, de la Mongolie jusqu'en Chine, pour passer les frontières. Mais d'ici à là. Puisque tout arrive. Un jour ou l'autre. La maison elle aussi s'évanouit. Les escaliers aussi. Le béton préformé resurgit. Peut-être y avait-il une trace, une présence de soi à soi. On cherche toujours cette trace avec l'autre d'une auto-affection jusqu'à soi. Jusqu'à ce soir-là. Comme si l'autre était soi, un tant soit peu. L'altérité la différence qu'on ressent avec soi dans un autre. Une sorte d'ubiquité. Une sorte de corps parfait, aussi. Une manière d'être porté. Jusque là, jusque dans ces plus étroits sentiers. Ces méandres. Les fourmis, les bataillons de bestioles rouges continuent de fourbir leurs armes. On reprend les cailloux, on ne les change pas de poche. On suppose qu'on les laisse. Posés là, pour l'aire à-venir. D'un noir serein.
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C
Oui Lolo (le tableau de Matisse de l'article précédent, c'est un "clin d'oeil" pour lui, Ad - quelques indices...).M et Barbouille : touchants.
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L
et puis bien sûr merci m... de l'aile à l'air
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B
C'est peut-être le fruit du hasardmais je ne crois pas aux hasardsil y a dans tes mots, m, tant de mes maux-artet sous tes mots, les mêmes pierres, blanches et noiresce pourrait être le fruit pourri du hasardmais je crois aux racines, à ceux qui nous prolongentà ce qui, depuis dessous la terre, permet d'aller vers la lumière...on peut changer sa vie, de peau même les sauvertu n'as pas torton ne les change jamais de pochejamaissauf à nous amputer les mainssauf à croire au petit Poucetqui n'est que l'enfant perdu du hasardMerci de tes mots
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L
en parlant d'Ad... que nos pensées se joignent et traversent la Méditerranée, messages de soutien et d'amour à un ami très cher...
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