Divers avatariés
Il y a des taches d'humidité sur le bureau. D'abord ressenties comme une agression, ces dernières deviendront un allié, pourvu qu'elles soient plus nombreuses. Exemple : le léopard. Les champignons, aussi.
Bientôt l'été. Cette saison contient-elle une épreuve en son centre. Ex : les grandes épreuves de l'esprit.
Mais elles sont innombrables. Du moins, les petites.
Faut-il exactement ressentir quelque chose de physique pour écrire ? Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?
Ecrire puisqu'on n'est pas mort.
Ecrire maintient la tête hors de la mort.
Situer la ligne de flottaison. Ex : La trace de sel, voir, plus sédentaire, de calcaire.
Ex : Je suis un saunier, grégaire.
Cet été, le bloc tout entier sera pour moi.
Il deviendra mon espace.
Je m'y promènerai avec un grand râteau.
Les autres partiront (août tout le monde out).
Ils ne me retrouveront plus.
Et moi non plus, peut-être.
Bientôt l'été. Cette saison contient-elle une épreuve en son centre. Ex : les grandes épreuves de l'esprit.
Mais elles sont innombrables. Du moins, les petites.
Faut-il exactement ressentir quelque chose de physique pour écrire ? Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?
Ecrire puisqu'on n'est pas mort.
Ecrire maintient la tête hors de la mort.
Situer la ligne de flottaison. Ex : La trace de sel, voir, plus sédentaire, de calcaire.
Ex : Je suis un saunier, grégaire.
Cet été, le bloc tout entier sera pour moi.
Il deviendra mon espace.
Je m'y promènerai avec un grand râteau.
Les autres partiront (août tout le monde out).
Ils ne me retrouveront plus.
Et moi non plus, peut-être.
On évoquera les corps, avec les feintes dans les bus, les métro. Par exemple, on profitera du faux-rythme de la machine pour avancer peut-être un bras ou une partie d'un bras pour ressentir quelque chose du corps de l'autre ou de la relation tout entière, dans un seul geste (une seule étoffe ?). On profitera de tous les subterfuges, barres d'appui, centrales, dossiers de sièges à poignées. La robe rose de l'autre côté ne s'apercevra de rien, ou peut-être que si. On prétexterait la proximité des corps. On invoquerait le silence. Le bruit de la machine.
Les fêtes du silence.
Tout le monde fête quelque chose qui l'éloigne de lui. De quelque chose de central, d'attachant. Parler, comme on évoque de soi dans une correspondance. Mais on sait que depuis la mort du papier la correspondance est bien morte, avec ce double mouvement, vers soi, et vers l'autre. Reste le supplément.
Mauvais coucheur.
On suivra mieux la ligne d'arête de chaque immeuble, dans cette chaleur. Cette lumière.
Cela ne fait pas une fête.
Dieu merci.
Il y a encore autre chose.
L'autre jour je suis parti marcher pour aller loin, suivant les talus qui resserrent d'abord les abords de ma maison.
Il pleuvait.
Je ne suis pas rentré chez moi.
Je n'ai pas continué à marcher non plus.
Je ne suis pas arrivé vers ce cloître ou vers ce bout d'écluse.
Je les ai simplement regardés.
Je n'ai pas fait durer quelque chose d'insensé. Ou rarement.
Ecrire de la prose fait-il coller quelques-uns des éléments du texte entre eux ? (Au sens ou on ne distingue pas les phrases ; le sens de ces deux phrases, par exemple).
La poésie rassemble-t-elle en elle (dans l'absence de ses signes) quelque chose du silence.
La poésie ne s'appuie-t-elle que sur elle-même, et même sur rien ?
Qu'est ce que passer, en poésie.
Le sens est-il, comme ces animaux invisibles, - de la nature ; ce qu'on ne peut que deviner, ou ce qui est seulement vivant, ou caché, voir en mouvement.
Faut-il être immobile pour le voir.
(Faut-il attendre l'animal qui se faufilera dans votre maison ?)
Ou seulement bouger (- être en chemin).
Ne pas bouger, en cheminant (matière d'équilibre, les talus ; ex : un chemin bien tracé).
L'événement a-t-il à voir avec la fulgurance du sens. (Et le supplément ? ; le supplément comme la coque de la noix).
L'événement doit-il contenir les fulgurances du sens. En noter les séries. Les linéaments. Toujours les manières de s'écarter, de tout, indifféremment.
Le sens doit-il nous redonner une sorte d'assiette. De repos à soi, de son corps.
Et qu'est ce qu'un abandon ?
- Et chacun voit midi, de toute façon, à sa porte.
Les fêtes du silence.
Tout le monde fête quelque chose qui l'éloigne de lui. De quelque chose de central, d'attachant. Parler, comme on évoque de soi dans une correspondance. Mais on sait que depuis la mort du papier la correspondance est bien morte, avec ce double mouvement, vers soi, et vers l'autre. Reste le supplément.
Mauvais coucheur.
On suivra mieux la ligne d'arête de chaque immeuble, dans cette chaleur. Cette lumière.
Cela ne fait pas une fête.
Dieu merci.
Il y a encore autre chose.
L'autre jour je suis parti marcher pour aller loin, suivant les talus qui resserrent d'abord les abords de ma maison.
Il pleuvait.
Je ne suis pas rentré chez moi.
Je n'ai pas continué à marcher non plus.
Je ne suis pas arrivé vers ce cloître ou vers ce bout d'écluse.
Je les ai simplement regardés.
Je n'ai pas fait durer quelque chose d'insensé. Ou rarement.
Ecrire de la prose fait-il coller quelques-uns des éléments du texte entre eux ? (Au sens ou on ne distingue pas les phrases ; le sens de ces deux phrases, par exemple).
La poésie rassemble-t-elle en elle (dans l'absence de ses signes) quelque chose du silence.
La poésie ne s'appuie-t-elle que sur elle-même, et même sur rien ?
Qu'est ce que passer, en poésie.
Le sens est-il, comme ces animaux invisibles, - de la nature ; ce qu'on ne peut que deviner, ou ce qui est seulement vivant, ou caché, voir en mouvement.
Faut-il être immobile pour le voir.
(Faut-il attendre l'animal qui se faufilera dans votre maison ?)
Ou seulement bouger (- être en chemin).
Ne pas bouger, en cheminant (matière d'équilibre, les talus ; ex : un chemin bien tracé).
L'événement a-t-il à voir avec la fulgurance du sens. (Et le supplément ? ; le supplément comme la coque de la noix).
L'événement doit-il contenir les fulgurances du sens. En noter les séries. Les linéaments. Toujours les manières de s'écarter, de tout, indifféremment.
Le sens doit-il nous redonner une sorte d'assiette. De repos à soi, de son corps.
Et qu'est ce qu'un abandon ?
- Et chacun voit midi, de toute façon, à sa porte.
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