i/e
tu sais dit-elle
tu sais
la vie ne passe pas si facilement
la vie ne passe
que
si l'on s'en sert
si l'on oublie
de faire quoi que ce soit
si l'on oublie d'écrire
que
rien
ne s'oublie qui ne soit dit
quelque part
même ailleurs
s'il
s'il est absent de nous
je nous souviens
sur ce pont .
tu sais,
tu sais
dit-elle
il en va du monde même
comme l'absence des mots
dans le monde
que ce soit les mêmes qui parlent
ou qu'on entende autre chose
à peine le vent ou d'autres perceptions,
entre nous.
Par exemple tu oublies
de
regarder
les images qu'avant l'été
tu
écoutais,
elles ont aujourd'hui un lieu propre
comme s'il existait un territoire
des
sensations
mais
tu oublies
jusqu'au
souvenir
de l'aile qui se déploie
là-bas.
tu dis que tu m'écoutes
mais
tu ne peux écouter
que
l'absence
puisqu'il faudrait que je te
lise
sur
tes lèvres
dans ton absence
ou ton livre
te l'expliquer
puisque
je ne pourrais jamais rien te dire qui ne
m'appartienne.
Rien de formel
sinon la possibilité
d'une image
pour tenir quelque chose
quelque temps
comme autour de moi court
un mouvement
lorsque tu m'aimes
tu sais
de manière muette
sans rien dire
et que l'amour soit
là.
alors
alors l'image
court
comme
un amour infini
un
chemin de sensation qui va de
moi au
monde par
toi
ou
toi
dans ce chemin
contre mon corps
comme si l'on ne pouvait oublier
le
temps
dans ces premiers
instants.
C'est alors que
fuyant
dans nos mains
quelque chose
de la beauté
accroche
nos regard
et que tous nos
intervalles
expirent comme
un
corps.
tu sais
la vie ne passe pas si facilement
la vie ne passe
que
si l'on s'en sert
si l'on oublie
de faire quoi que ce soit
si l'on oublie d'écrire
que
rien
ne s'oublie qui ne soit dit
quelque part
même ailleurs
s'il
s'il est absent de nous
je nous souviens
sur ce pont .
tu sais,
tu sais
dit-elle
il en va du monde même
comme l'absence des mots
dans le monde
que ce soit les mêmes qui parlent
ou qu'on entende autre chose
à peine le vent ou d'autres perceptions,
entre nous.
Par exemple tu oublies
de
regarder
les images qu'avant l'été
tu
écoutais,
elles ont aujourd'hui un lieu propre
comme s'il existait un territoire
des
sensations
mais
tu oublies
jusqu'au
souvenir
de l'aile qui se déploie
là-bas.
tu dis que tu m'écoutes
mais
tu ne peux écouter
que
l'absence
puisqu'il faudrait que je te
lise
sur
tes lèvres
dans ton absence
ou ton livre
te l'expliquer
puisque
je ne pourrais jamais rien te dire qui ne
m'appartienne.
Rien de formel
sinon la possibilité
d'une image
pour tenir quelque chose
quelque temps
comme autour de moi court
un mouvement
lorsque tu m'aimes
tu sais
de manière muette
sans rien dire
et que l'amour soit
là.
alors
alors l'image
court
comme
un amour infini
un
chemin de sensation qui va de
moi au
monde par
toi
ou
toi
dans ce chemin
contre mon corps
comme si l'on ne pouvait oublier
le
temps
dans ces premiers
instants.
C'est alors que
fuyant
dans nos mains
quelque chose
de la beauté
accroche
nos regard
et que tous nos
intervalles
expirent comme
un
corps.
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