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...les statistiques du jour sont déjà compromises... après le couvre-feu, de rares individus se hasardaient encore dans un monde comme exsangue, insensé. D'autres passaient plus loin encore puisqu'ils ne vivaient pas dans notre orbe ; on en pouvait capter juste les rayons, la présence froide, intense, furtive... les nécessités ou l'apparence ou les nouvelles génuflexions, devant les bouches de métro, prendre puis, se lasser, renouveler encore une fois son stock d'images, aller ou venir vers ce point où quelque chose lâche, brutalement. C'est ce moment, comme une apparition où quelqu'un s'approche, de si loin, qu'il fallait dire. Il me semblait que c'était un long travail, et de paradoxe, que de le vouloir, de le polir pour être enfin prêt, ce miroir qu'on trouvait derrière les couples, au fond de la pièce commune, ou dans un portulan pour entrevoir d'innombrables îles.
Nous sommes partis, peu après, pour nous souvenir de ce rêve
Nous sommes partis, peu après, pour nous souvenir de ce rêve
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