Une tranche de vie d'Aimé Brioche

Publié le par manad

J'aurais bien aimé vous ressembler, à ceux de ce blog.  Je suis tombé par hasard dessus, au quatre heure. J'ai mis un commentaire, avec difficulté. On m'a démasqué, dangereux, en plus, on me l'a dit, faussement rassurant... Mon existence me crée, au même titre que ma production, mou, jaunâtre, trempé. Le matin, c'est le pétrin, et les ingrédients qui me viennent de ce qui s'appelle encore la veille. Au milieu des murs suintant la graisse suave, j'enfonce mes ongles mous dans ce tout déjà gras de mon existence. Autrefois j'étais, il ne me semble plus qu'à peine, entraîneur d'foot, je donnais des conseils aux coups de pieds arrêtés, je faisais des tableaux noirs, comme de listes d'ingrédients. De toute façon, manque toujours quelque chose, les antioxygènes sont difficiles à trouver. Je pétris, sorti de l'appareil jusqu'aux poils des épaules. Enfermés dans cette pâte dont se régaleront les enfants. Venez à moi, tous. Je la goûte et la fait lever par mes enzymes, singuliers. Suçons. Les bulles s'échauffent, éclatants en surfaces de pets mouillés. Incubation, incube moi-même. Je ne sors qu'au petit jour déplacant ma surface grise de corps dans l'espace rendu gris aux choses étrangères. A la coop du coin je répands mes poisons. Germes, corruption, trempé de laits, de cafés tièdes. Midi : caché, reclus dans ma cave, je mange, absorbe lentement une partie de la pâte encore crue glissée dans du bouillon. Poulet. Poulet en pâtes. Fois gras nappé de beurre. Digestion, distorsion de l'après-midi aux couleurs glauques. Ombres tordus jusqu'au soirs. Zizou, Liza, les consignes bordel ! Cauchemars, autres vies, mandrils épars... essuie mon front luisant dans un reste de pâtes, le pâton, la matrice, pour demain. Ainsi ma vie, à Walnut grove, et par ailleurs, pas loin de chez vous peut-être, dimanche grassouillet des pétris d'ici-bas, c'est un plaisir de déjeuner chez vous.

Votre, pétri,

Aimé Brioche
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A
génial, le céréale killer, isa, j'adore<br />  
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I
Céréal Killer !<br /> Isabelle<br /> Merci, Ad, de m'avoir acueillie si bien dans ce blogue
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C
Et ne nous débite pas ta vie en tranches, même de brioche, c'est gore.
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C
Et puis, si Aimé n'est pas Ad, comment a-t-il pu si bien décrire Lolo dans un commentaire, sans jamais l'avoir vue ??? A peine, peut-être, a-t-il reçu un texto d'elle lorsque l'année n'était qu'un nourrisson, et encore, peut-être ai-je rêvé...Oui, vraiment, Aimé est angoissant.Aimer encore pire.
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A
Soyez sur vos gardes, un sérial bloggeur traine sur notre site.
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