Monosyllabes

Publié le par Clara

 

Il peint


Sa main se meut.
Tel des doigts sur les fils d'un luth, il peint.
Il voit, ô joie, un trait qui se prend au jeu de la vie.
Est-ce un chat, ici, une oie ou un rat ?
Il peint ce qu'il sait, ce qui crie en lui, en son cœur,
Et ces flux si fins, longs ou gras font soit l'eau soit le vin
De ses vues lues ici ou là.
Vois ce qu'il faut, vois que c'est beau, fort et plein,
Vois la roue du temps dans ce flot qui gît là,
Peint de sa main.
De ses traits il pleut un jus de joie.
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Publié dans Clara

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