Le pivert, le blaireau et le geai des chênes
Aujourd'hui, mon ami me téléphone, et dans le jardin - qui ressemble quelque peu à celui dessiné d'un cloître - je devine un pivert, je devine plus que je ne vois, car il y a des choses qu'on ne voudrait voir qu'à peine, tellement elles sont rares, tellement on voudrait les accompagner, les percevoir, plutôt que les lire, les effaroucher.
"Je jetai sur la peinture un coup d'oeil rapide et je fermai les yeux. Pourquoi ? - je ne le compris pas moi-même tout d'abord. Mais pendant que mes paupières restaient closes, j'analysai rapidement la raison qui me les faisait fermer ainsi." (Ici, on aime bien la poésie du XIXe... là ça nous en fait deux d'un coup, Poe traduit par Baudelaire, in " Le portrait ovale".)
Y'a toujours ce mouvement-là des choses, moi, c'est quand je reçois une lettre ; ou là, je sais pas, c'était un beau moment, l'oiseau était superbe.
Le blaireau pourtant, était couché dans le fossé, sans vie, comme on dit. Pourtant quelle vie dans ce corps trapu quelle puissance dans ce corps-là si souvent fugitif, inaperçu, quelque part dans les bois ; et de quelle vie en plus, animale, étrangère, autre...
Retour dans le jardin pour le geai des chênes,tellement fugitif également que c'est là sa particularité ; ça arrive comme ça, les oiseaux dans un jardin, comme un petit miracle, une petite résurgence un ruisselet, ça reste tout de même un moment... les petits comme des traces de couleurs qui se balladent, qui font lien là-dedans. C'est très divers, je crois, ça n'arrête pas de varier (floraisons, odeurs, animaux, traces, pensées) ; car il n'y a pas d'hiver (CQFD).
"Je jetai sur la peinture un coup d'oeil rapide et je fermai les yeux. Pourquoi ? - je ne le compris pas moi-même tout d'abord. Mais pendant que mes paupières restaient closes, j'analysai rapidement la raison qui me les faisait fermer ainsi." (Ici, on aime bien la poésie du XIXe... là ça nous en fait deux d'un coup, Poe traduit par Baudelaire, in " Le portrait ovale".)
Y'a toujours ce mouvement-là des choses, moi, c'est quand je reçois une lettre ; ou là, je sais pas, c'était un beau moment, l'oiseau était superbe.
Le blaireau pourtant, était couché dans le fossé, sans vie, comme on dit. Pourtant quelle vie dans ce corps trapu quelle puissance dans ce corps-là si souvent fugitif, inaperçu, quelque part dans les bois ; et de quelle vie en plus, animale, étrangère, autre...
Retour dans le jardin pour le geai des chênes,tellement fugitif également que c'est là sa particularité ; ça arrive comme ça, les oiseaux dans un jardin, comme un petit miracle, une petite résurgence un ruisselet, ça reste tout de même un moment... les petits comme des traces de couleurs qui se balladent, qui font lien là-dedans. C'est très divers, je crois, ça n'arrête pas de varier (floraisons, odeurs, animaux, traces, pensées) ; car il n'y a pas d'hiver (CQFD).
Publicité