Extrait

Publié le par Clara

L'homme bon, ou fort, est celui qui existe si pleinement ou si intensément qu'il a conquis de son vivant l'éternité, et que la mort, toujours extensive, toujours extérieure, est peu de chose pour lui. L'épreuve éthique est donc le contraire du jugement différé : au lieu de rétablir un ordre moral, elle entérine dès maintenant l'ordre immanent des essences et de leurs états. Au lieu d'une synthèse qui distribue récompenses et châtiments, l'épreuve éthique se contente d'analyser notre composition chimique (épreuve de l'or ou de l'argile).


Deleuze, dans Spinoza, philosophie pratique

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Publié dans Clara

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C
Oui, Spinoza a toujours refusé les "simulacres"  de la vie, c'est frappant. J'ai été intriguée par les combats d'araignée, aussi...Et je lis aussi avec beaucoup de curiosité les passages sur ce qui est "mauvais", ce qu'il appelle "tristesse"... Je sens qu'il me faudra lire plusieurs fois...
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M
Magnifique petit livre, isn't it ?Et le début... la citation et la vie de Spinoza...
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