Ecouter, aussi...

Publié le par Clara


Mais lire, écrire, regarder, penser ou prendre le large, ça n'agrandit pas toujours la distance, bien au contraire.
Je l'ai réalisé ce matin, lorsque, dans ma voiture, j'ai écouté de l'opéra. On l'avait oublié : écouter. L'art transperce parfois le corps et trouve le chemin le plus court vers le coeur.
Parfois, un livre, un film, une musique, un paysage ou une rencontre nous touche singulièrement. Parfois tant que les larmes viennent. On ne sait même pas d'où elles proviennent, d'abord. Le détour par la conscience n'a pas été emprunté. A vol d'oiseau, des signes magiques ont su atteindre l'âme et la cogner. L'ébranler.
On est touché. Le terme n'est pas anodin, lorsqu'on touche, la distance n'est plus.
L'art trouve le plus court chemin de soi à soi.
Parfois il nous arrive de rester de marbre devant un événement de la vie. On regarde les autres pleurer, autour. Ou rire. Et en nous, rien. Blindé.
Puis, quelques jours, mois ou année plus tard, on lit, on écrit, on regarde ou on écoute quelque chose qui brise le blindage, le traverse le transperce, à la vitesse de la lumière. Et alors, enfin, on pleure. Ou on rit.
Parfois l'art est un détour qui, paradoxalement, trouve le plus court chemin.
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Publié dans Clara

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C
Lolo, tu veux les clés du blog ? ;-)
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L
bon mes commentaires sont toujours à retardement, il me semble toujours avoir deux siècles de retard, alors que bien souvent je n'ai que 24h de décalage dans la lecture, mais je passe facilement 1h à le rattraper... alors péniblement je m'obstine : <br /> c'est  vraiment bien, ce que tu dis, c'est tout à fait ça!  
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C
"Quand je parle de moi, je parle de vous", disait Victor Hugo. C'est réconfortant.
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M
Trois, trois...
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C
Ah merci, ça rassure de ne pas se sentir seule dans ses bizarreries... Ou alors on n'est que nous deux à être bizarres !
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