Explication de texte

Publié le par Clara


Je sens que dans ce passage de Deleuze, il y a la clé de beaucoup de mes questionnements. Je lis et relis, sans pour autant vraiment la trouver. Bon, vous qui n'avez pas le contexte allez encore moins comprendre. Cependant j'aimerais bien, si quelqu'un peut m'aider (m ?) m'éclairer sur ces points : que signifient "auto-affection de l'essence par l'essence", et "appartenir à l'essence" ?
(C'est page 61 du Spinoza)...

Il est vrai que nos parties extensives et nos affections extérieures, tant qu'elles effectuent un de nos rapports, appartiennent à notre essence. Mais elles ne "constituent" ni ce rapport, ni cette essence. Bien plus, il y a deux manières d'appartenir à l'essence. "Affection de l'essence" doit se comprendre d'abord de manière seulement objective : l'affection ne dépend pas de notre essence mais des causes extérieures agissant dans l'existence. Or ces affections tantôt inhibent ou compromettent l'effectuation de nos rapports (tristesse comme diminuation de la puissance d'agir), tantôt la confortent et la renforcent (joie comme augmentation). Et c'est dans ce dernier cas seulement que l'affection extérieure ou "passive" se double d'une affection active qui, elle, dépend formellement de notre puissance d'agir et est intérieure à notre essence, constitutive de notre essence : joie active, auto-affection de l'essence par l'essence, telle que le génitif devient maintenant autonome et causal. Appartenir à l'essence prend donc un nouveau sens qui exclut le mal et le mauvais. Non pas que nous soyons alors réduits à notre propre essence ; au contraire, ces affections internes, immunitaires, sont les formes sous lesquelles nous devenons conscients de nous-mêmes, des autres choses et de Dieu, du dedans et éternellement, essentiellement (troisième genre de connaissance, intuition). Or, plus nous sommes élevés durant notre existence à ces auto-affections, moins nous perdons de choses en perdant l'existence, en mourant ou même en souffrant, et mieux nous pourrons dire en effet que le mal n'était rien, ou que rien ou presque de mauvais n'appartenait à l'essence.

 

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Publié dans Clara

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C
Hé, m, tu peux le dire si c'est que je suis trop "petite"  pour comprendre, hein... Que me faut-il ? Vivre, ou lire davantage ?
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C
T'es vraiment en forme ce soir, Ad ! Pas mal du tout, comme réponse, mais pas vraiment celle que je cherche !
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A
les émirs ont l'affection de l'essence
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