Diane Arbus

L’image
un sujet qui m’intéresse depuis quelques années déjà.
Capturer le présent
Le présent n’existe pas
Le présent devient passé
La photographie
une des réponses pour représenter cet instant déjà passé...
le temps d’armer
le temps de déclencher
c’est trop tard.
Je ne cesse d’apprendre
Je ne cesse d’être surprise
L’observation, et la patience j’ai appris à les connaître, à les développer.
La déception, et le temps j’ai appris à les côtoyer, à les supporter.
Les abandonner m’a traversé l’esprit, mais la facilité n’est pas une solution qui m’intéresse !
Jusque-là la photographie était pour moi un loisir,
un divertissement.
Après cette année
elle ne m’apparaît plus comme un jeu.
La photographie et moi marchons ensemble.
Je regarde, je vois, j’observe ce qui m’entoure
comme lorsque de ma main droite je tiens l’appareil, prête à appuyer sur le déclencheur.
J’ai découvert ce que nous appelons la « lumière ».
La lumière, comme tout phénomène de déplacement, peut se concevoir comme une onde ou comme un flux de particules (appelées en l’occurrence photons).
La lumière nous permet de voir les objets, de voir le monde qui nous entoure.
Le choix de celle-ci en photographie est très important,
c’est lui qui donne forme et vie au sujet.
J’ai aussi appris à observer le monde qui m’entoure,
la disposition des formes,
les gammes de couleurs,
l’agencement de plans successifs
Mon regard s’est construit.
La photographie m’a appris à ordonner mon esprit,
mes pensées,
et mes idées...
Choisir un thème, le travailler, le développer, et pourquoi pas s’en éloigner ?
Diane Arbus a photographié une quantité de portraits, presque que des portraits, et pas n'importe lesquels : toujours des personnages hors normes. Certains y ont vu du voyeurisme, d'autres une très grande humanité.
Elle s'est suicidée en 1971.